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Partir en vacances avec neuf films aux eaux profondes

Partir en vacances avec neuf films aux eaux profondes

SÉLECTION

Des œuvres cultes qu’on regarde en toute saison, surtout en été avec le trop-plein de soleil et de plages, comme un rappel des bonheurs aquatiques ou une mise en garde contre les dangers des côtes lisses au sable fin…OLJ13/07/20199

« The Beach » de Danny Boyle


Le décor de The Beach (2000) est planté à Phi Phi Le, une petite île bordée de falaises au large de Phuket, dont la plage de sable fin, Maya Bay, a depuis été récemment fermée pour protéger son écosystème des touristes curieux de vivre l’expérience de cet opus, pour le moins étrange, de Danny Boyle.

Voilà donc un film largement critiqué pour ses coupures incompréhensibles, son rythme effréné emprunté aux jeux vidéo, ses trips sous acide (les yeux de DiCaprio en disent long, tout comme ses six packs bien sculptés), mais qui reste culte puisque Leonardo DiCaprio y croise Virginie Ledoyen et Guillaume Canet dans un paradis perdu mené d’une main de fer par Tilda Swinton. Étrange dystopie du réalisateur anglais, qui pourrait bientôt avoir son prequel pour la télévision. Ou quand le paradis se transforme rapidement en enfer.

M.G.H.

« La Piscine » de Jacques Deray


C’est un film qui date de 1968 et qui n’a pourtant pas pris une seule ride, ou plutôt une seule « vaguelette ». Il s’agit certes de piscine, mais aussi de soleil, d’eau, de peaux légèrement tannées, mais surtout d’une distribution d’acteurs et d’actrices exceptionnels. Romy Schneider, Alain Delon, Maurice Ronet, mais aussi la gracile Jane Birkin alors âgée de 18 ans. C’est un casting époustouflant qui tire les ficelles de la séduction et qui nage en eaux troubles. La lumière incandescente du film ainsi que les feux de l’amour irradient ce long-métrage qu’on voit et revoit à loisir. Huis clos palpitant où la sensualité est reproduite subtilement par un geste lascif, un regard fuyant, et où l’ambiguïté est magnifiée par l’eau claire de cette piscine.

C.K.

« Jaws » de Steven Spielberg


Tandis que le Liban sombrait dans la guerre civile en 1975, sortait sur les grands écrans un film qui allait pulvériser les records d’entrées dans les salles obscures. Il s’agit de Jaws (Les dents de la mer), signé par un jeune cinéaste de vingt-huit ans nommé Steven Spielberg. Histoire simple (mais grands effets), où les eaux turquoise et les requins féroces font les frais de paisibles citoyens et vacanciers. Thriller rondement mené et frissons garantis devant des mâchoires d’acier auxquelles rien ne résiste et des baignades innocentes guettées par ces dents impitoyables. Technique de plans imparables, fondus enchaînés saisissants et rythme d’enfer et à la diable pour un film qui a révélé trois acteurs : Roy Scheider, Robert Shaw et Richard Dreyfuss.

E.D.

« Les Bronzés » de Patrice Leconte


Chez Les Bronzés, « Y a du soleil et des nanas, darla dirladada… » Comment oublier cette chanson culte du film de Patrice Leconte et cette bande de copains, à savoir Jean-Claude Dusse, Gigi et Popeye. Les Bronzés, série culte qui a fêté ses 40 ans en 2018 et qui a réuni l’équipe du Splendid, reste indémodable. La recette ? Une autodérision et une manière de se mettre dans les situations les plus loufoques sans un brin de vulgarité. Inoubliables, Christian Clavier et son string, Michel Blanc cachant son anatomie avec un bouquet d’algues, ou Thierry Lhermitte et sa comptabilité de conquêtes. Cette recette ayant réussi, Les Bonzés accouchèrent de trois autres films qui font toujours autant rire.

C.K.

« Pauline à la plage » d’Éric Rohmer

D’abord, il y a le titre, Pauline à la plage, qui n’est pas sans rappeler la candeur des aventures de Martine. Ensuite, il y a l’histoire, celle de Pauline qui passe ses vacances à Granville en Normandie chez sa cousine Marion et les péripéties amoureuses qui s’ensuivent… On pourrait donc penser, sous ces dehors édulcorés de filles en fleurs, de vacances à la plage et de flirts en maillots 80’s, que le film, sorti en 1983, se rangerait du côté des films d’ados populaires de l’époque, type La Boum. Or ayant plus d’une flèche à son (brillant) arc, Éric Rohmer crée une étincelle. Il démonte tous ces stéréotypes et propose un chef-d’œuvre, délicieux et indolent, qui mêle les ingrédients d’un roman sentimental et ceux d’une complexe cartographie des passions de son temps…

G.K.

« Splash » de Ron Howard

Dans son enfance, Allen (interprété par un Tom Hanks un peu benêt) est sauvé d’une noyade par une sirène blonde. Bien des années plus tard, échoué d’un bateau en pleine tempête, c’est une autre créature, belle et énigmatique (interprétée par une Daryl Hannah qui en a fait fantasmer plus d’un avec son corps sculpté), qui le recueille et dont il s’éprend. Allen et sa dulcinée filent le parfait amour, mais la sirène qui tente de cacher sa nature aquatique est poursuivie par des scientifiques qui veulent sa peau. On vous l’accordera, Splash (1984) est loin d’être un chef-d’œuvre du 7e art. Mais ce film, qui éclabousse de partout, s’avère sous ses airs de Disney movie pour adultes bien plus étrange qu’il n’y paraît.

G.K.

« Le Grand Bleu » de Luc Besson

Une déclaration d’amour à l’océan et des prises de vue tournées sur l’île d’Amorgos qui ont marqué des générations entières… Voir ou revoir Le Grand Bleu de Luc Besson plus de 30 ans après sa sortie en 1988 est un voyage marin époustouflant. Luc Besson, lui-même fils d’une monitrice de plongée sous-marine, s’est inspiré de la vie de Jacques Mayol, plongeur en apnée qui descendit à 105 mètres de profondeur, pour raconter l’histoire d’un passionné des grands fonds. Mayol, interprété par Jean-Marc Barr, va se mesurer à Enzo Molinari joué par Jean Reno, avec qui il est en compétition depuis l’enfance pour réaliser son rêve, celui d’atteindre en apnée des profondeurs jusque-là inatteignables. Porté par l’amour de Johanna (interprétée par Rosanna Arquette), c’est surtout parmi les dauphins que Mayol panse ses blessures et laisse libre cours à des sentiments refoulés.

R.A.

« Finding Nemo » d’Anrew Stanton


C’est en 2003 que Disney et Pixar s’associent pour présenter Finding Nemo (réalisé par Andrew Stanton), un monde sous-marin vertigineux avec des personnages attendrissants. L’image est d’une beauté fluide exceptionnelle, avec des détails qui emmènent petits et grands dans un voyage aux mille couleurs. Au-delà des images, on revoit avec beaucoup de tendresse ce film d’animation qui met en avant un papa protecteur parti à la recherche de son fils. On apprécie notamment l’humour touchant du poisson Dory. C’est Ellen DeGeneres qui prête sa voix à ce personnage bouleversant d’humanité. C’est entre autres grâce aux millions de fans de Dory que 13 ans plus tard, la suite Finding Dory sera produite. Des répliques mémorables et une solidarité intermarine des plus solides réussissent à arracher au public larmes et sourires à chaque fois.

R.A.

« Mort à Venise » de Luchino Visconti


Avant d’être un film culte, c’est un des meilleurs romans de Thomas Mann. Mort à Venise de Luchino Visconti (1971), à l’esthétisme élégant mais vénéneux et crépusculaire, est une suite d’images somptueuses sur une société qui se meurt. Dans une Venise aux eaux grises et assaillie par le choléra, l’écrivain au déclin de l’âge Gustav von Aschenbach est saisi par la beauté de Tadzio, un éphèbe androgyne. Les eaux de la ville des doges sont le théâtre d’une passion tumultueuse, improbable et vaine où dominent les thèmes de la mort, de l’art et de la nostalgie. Dirk Bogarde y fait une prestation inoubliable, Sylvana Mangano a une présence radieuse et furtive, et le moins crédible, malgré son aspect d’ange blond, reste le jeune Tadzio, campé alors par un inconnu, Bojrn Andresen.

E.D.

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