LIBAN Deux Franco-Libanais se présentent sous le signe de la –  proximité et la disponibilité 

Nicolas Nicolas, à droite, et Gustave Fayard (alias Ghassan Fayad) forment une équipe soudée.
LÉGISLATIVES FRANÇAISESGustave Fayard et Nicolas Nicolas se portent candidats pour la dixième circonscription des Français de l’étranger, qui inclut le Liban.

19/04/2017

 

La fièvre de l’élection présidentielle française n’occulte pas le fait qu’elle est suivie, près d’un mois plus tard, par les législatives. Cette année, pour la dixième circonscription des Français établis hors de France qui compte quarante-neuf pays du Moyen-Orient et d’une partie de l’Afrique, dont le Liban, deux Franco-Libanais se portent candidats, Gustave Fayard (alias Ghassan Fayad) pour le poste de député, et Nicolas Nicolas, pour le poste de suppléant. Comptant sur leur proximité avec le public autant en Afrique qu’au Moyen-Orient, et notamment au Liban, les deux hommes sont des candidats indépendants
À la question de savoir où ils se situent sur le spectre politique français, sachant qu’ils ne se présentent pas au nom d’un parti, les deux candidats disent  se reconnaître dans la droite plurielle

– De toute façon, assurent-ils, quelle que soit leur préférence en politique, les Français de l’étranger ont des revendications qui sont complètement différentes de celles de la métropole. Et quand ils rentrent au pays, ces Français font face à des difficultés toutes particulières au niveau administratif, comme pour inscrire leurs enfants aux universités ou pour louer un appartement par exemple
Étant eux-mêmes des Français de l’étranger, les deux candidats sont convaincus de pouvoir aider leurs compatriotes dans cette vaste région en construisant une relation de proximité et en facilitant leur vie quotidienne comme pour l’intégration aux écoles francophones par exemple. Et ils fondent une bonne partie de leur programme sur ces points qu’ils jugent essentiels. Ils insistent ainsi sur « le droit à la gratuité des études scolaires », en proposant les mesures suivantes : la nécessité de préserver ce droit aux Français de l’étranger, offrir les mêmes avantages à leurs enfants qu’à ceux des Français de l’Hexagone, ne pas leur faire payer plus de frais que leurs concitoyens restés au pays. Par ailleurs, les deux candidats proposent « la mise en place d’un système incitatif d’aide aux jeunes Français en vue du rapatriement des cerveaux en France, tout en assurant une réinsertion réussie en métropole et sur l’ensemble du territoire français, sans tracas administratifs ». Pour cela, selon les deux candidats, il faudrait la création de services spécialisés destinés aux jeunes Français désireux de rentrer au pays terminer leurs études universitaires, la réinsertion de ces jeunes en métropole et la mise en place d’une entente, sur l’ensemble du territoire français, avec les entreprises françaises, en vue d’assurer des stages de formation à tous les jeunes, notamment ceux qui rentrent en France après une longue absence

Une équipe soudée
Qui sont ces deux jeunes candidats? Gustave Fayard a fait ses études à Paris, puis a monté en France ses deux premières sociétés. En 2004, il a tout liquidé pour rentrer au Liban. Il est actuellement membre du parti Les Républicains et se dit « intéressé, depuis tout jeune, par la politique ». Il est marié et père de deux enfants.
Sur son parcours, Nicolas Nicolas se décrit comme « Français né au Cameroun, de parents libanais ». Il a fait une partie de sa scolarité dans ce pays avant de passer deux ans dans une école francophone au Liban, puis de poursuivre ses études universitaires en France. Il est ensuite rentré au Cameroun pour y monter ses propres affaires, et y élever sa famille, étant marié et père de deux enfants, dont un fils qui étudie les affaires internationales à Paris. Il est familier de la politique puisqu’il a œuvré au sein du RPR, puis de l’UMP au Cameroun, entre autres. Il s’est aussi engagé, dans les années 90, dans une mouvance à Paris qui militait pour la liberté et la souveraineté du Liban.
Les deux hommes se connaissent depuis longtemps et partagent « les mêmes idées politiques, la même vision », selon leurs propres termes, formant une équipe soudée. Ils comptent sur leur bonne connaissance du terrain dans cette circonscription immense : outre le fait qu’ils sont d’origine libanaise, Nicolas est très présent en Afrique et proche de la culture africaine et Gustave connaît parfaitement le Moyen-Orient et les pays arabes, particulièrement le Golfe. « Nous sommes au fait du fonctionnement des administrations officielles des pays tout comme nous sommes bien introduits dans leur société civile, insiste Nicolas. Et nous resterons accessibles, nos téléphones seront ouverts. » « Nous ne sommes ni de passage ni des visiteurs occasionnels », renchérit Gustave

 Libres 
Les deux candidats ne semblent nullement redouter le fait de ne pas se présenter au nom d’un parti. « Au contraire, nous restons libres de déclarer ce que nous pensons être juste », affirme Gustave. Craignent-ils les retombées d’une élection présidentielle compliquée, où les cartes sont brouillées

– Quelle que soit l’atmosphère de cette présidentielle, et quelle que soit l’identité du vainqueur, cela ne change rien pour nous, puisque nous sommes sur le terrain et proches des gens, disent-ils. Au contraire, nous œuvrerons pour que les Français de l’étranger, immigrés ou binationaux, ne soient pas davantage marginalisés

– Dans la dixième circonscription, le Liban compte le plus grand nombre de Français inscrits, plus de 22 000, suivi par les Émirats arabes unis et Madagascar. Que disent-ils à leurs électeurs au Liban en particulier

– Généralement, les Franco-Libanais ou les Français du Liban s’intéressent plus à l’élection présidentielle qu’aux législatives. Nous espérons convaincre les électeurs au Liban de se déplacer pour les législatives, car celles-ci sont aussi importantes pour eux, sinon plus, que la présidentielle », concluent-ils

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