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ÉCONOMIE, Sfeir : Pas de nouvelles sanctions contre le Hezbollah

ÉCONOMIE, Sfeir : Pas de nouvelles sanctions contre le Hezbollah

Le PDG de Bank of Beirut (BoB), Sélim Sfeir. Photo D.R.

FINANCES
OLJ27/09/2017

Le PDG de Bank of Beirut (BoB), Sélim Sfeir, a assuré hier dans un communiqué publié depuis Las Vegas que les autorités américaines ne prévoyaient pas d’introduire de nouvelles sanctions à l’encontre du Hezbollah. « Je me suis entretenu avec la nouvelle équipe du Trésor américain en charge du Moyen-Orient et plus particulièrement des banques libanaises. (…) Aucun de ses membres n’a évoqué de nouvelles sanctions, et je n’ai pas du tout entendu parler de ce sujet. Je ne pense pas que les États-Unis vont émettre de nouvelles sanctions », a affirmé M. Sfeir. Une proposition de loi intitulée Hezbollah International Financing Prevention Amendments Act of 2017 (Hifpa 2017), déposée le 20 juillet par le républicain Edward Royce, pourrait néanmoins être votée par le Congrès américain.

Américains « très satisfaits »
Avec cette proposition de loi, les sanctions qui visaient les soutiens financiers du parti chiite dans le cadre de la loi actuelle (Hifpa 2015) seraient élargies à toute personne physique ou morale liée directement ou indirectement au Hezbollah ou à ses institutions affiliées. Elles viseraient aussi les organismes et États fournissant au parti des aides financières ou matérielles. Mais selon des sources citées fin août par l’agence Reuters, le Congrès américain aurait décidé d’alléger les sanctions prévues dans la première version de Hifpa 2017, en raison des préoccupations grandissantes de Washington quant à la stabilité politique et économique du Liban.
Le PDG de BoB a également déclaré que les autorités américaines sont très satisfaites du mécanisme d’application des régulations américaines adopté par les banques libanaises. M. Sfeir faisait notamment référence à l’application du Hifpa 2015. Tout en soulignant l’obligation pour le secteur financier de s’y conformer, une circulaire de la Banque du Liban émise en mai 2016 soumet à un quitus préalable de la Commission d’enquête spéciale la fermeture par les banques des comptes suspects mais ne figurant pas nommément sur les listes américaines. Ce afin, notamment, d’éviter que les banques locales excluent une partie de la population libanaise en tentant de réduire les risques encourus en cas de non-respect des injonctions américaines.
Par ailleurs, Sélim Sfeir a réagi aux critiques émises ces dernières semaines au sujet de la politique monétaire menée par la BDL. « La livre libanaise est stable depuis 1993, puisque la Banque centrale et son gouverneur ont jusqu’à maintenant réussi à défendre le taux de change de la livre (…). Tout le monde n’est pas habilité à donner son avis sur la livre libanaise », a martelé M. Sfeir.
K.O.

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