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ÉCONOMIE : Selon la Banque mondiale, les risques pour le Liban restent élevés

ÉCONOMIE : Selon la Banque mondiale, les risques pour le Liban restent élevés

Pour la Banque mondiale, les perspectives de l’économie libanaise à moyen terme restent moroses. Photo P.H.B.

CONJONCTURELe constat de l’organisation internationale se rapproche des conclusions très sévères formulées par le Fonds monétaire international en février dernier.

18/04/2018

Après une année 2017 marquée par des performances mitigées, l’économie libanaise reste sous pression en 2018, juge la Banque mondiale dans son dernier rapport sur le pays du Cèdre, publié hier en même temps que ses conclusions sur les perspectives de croissance dans la zone MENA.

L’organisation internationale anticipe une croissance libanaise de 2 % en 2018, un niveau similaire à celui attendu en 2017 et légèrement inférieur au 2,2 % annoncé au début de l’année – pour un PIB estimé 51,8 milliards de dollars en 2017, et un PIB par habitant de 8 524 dollars. La croissance libanaise en 2018 est en outre au-dessous du pronostic du rapport sur la zone MENA, qui mise sur une croissance de 3,1 % en 2018, contre 2 % en 2017.

« Perspectives moroses » 
« Les perspectives économiques à moyen terme restent moroses et le pays reste soumis à d’importants risques au niveau macrofinancier », a indiqué la Banque mondiale. « La hausse des dépenses attendue suite à l’organisation des élections législatives en mai (les premières depuis 2009) va être contrebalancée par le resserrement du crédit suite au durcissement des exigences de provisions imposées par la Banque du Liban », ajoute-t-elle, précisant que les ratios de créances douteuses avaient augmenté après le reclassement de certains prêts suite à cette décision (circulaires n°145 et 488 adoptées en mars).

La BM souligne de plus que l’absence de revenus fiscaux exceptionnels enregistrés en 2017 – suite notamment à la taxation des bénéfices exceptionnels réalisés par plusieurs banques suite aux opérations d’ingénierie financières lancées par la BDL en 2016 – ainsi que la hausse sur les intérêts de la dette publique devraient peser sur le déficit public. Ce dernier devrait atteindre 8,3 % du PIB en 2018 d’après les estimations de l’organisation internationale contre 6,6 % en 2017 et 9,6 % en 2016. Le rapport précise que la taxation des revenus exceptionnels des banques a augmenté les recettes fiscales de 3 points de pourcentage, pour atteindre 17 % du PIB sur cet exercice. Elle met également en avant le fait que la croissance de la dette publique, qui a atteint près de 80 milliards de dollars à fin 2017, soit « 153,4 % du PIB », n’est plus « soutenable. »

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