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ÉCONOMIE Élections de l’ABL : Sfeir présente sa liste et son programme

ÉCONOMIE Élections de l’ABL : Sfeir présente sa liste et son programme

Le PDG du Crédit libanais, Joseph Torbey (à gauche), et le PDG de Bank of Beirut, Salim Sfeir (à droite), sont à la lutte pour la présidence de l’ABL. Photos ANI

FINANCELe PDG de Bank of Beirut affronte fin juin l’actuel président de l’Association des banques, Jospeh Torbey, en quête d’un nouveau mandat.

20/06/2017

Le PDG de Bank of Beirut (BOB), Sélim Sfeir, a lancé hier sa campagne pour briguer la présidence de l’Association des banques (ABL), actuellement dirigée par le PDG du Crédit libanais, Jospeh Torbey. S’exprimant au cours d’une conférence de presse organisée au siège de la BOB, à Beyrouth, M. Sfeir a présenté sa « liste du changement », qui sera soumise au vote des 63 membres de l’ABL lors des élections prévues le 30 juin, ainsi que son programme pour les deux ans à venir

Il s’agit des premières élections du conseil d’administration (CA) de l’ABL depuis 23 ans, ce dernier ayant été systématiquement renouvelé par consensus pendant cette période. Ses membres – dont fait partie M. Sfeir – s’étaient réunis mardi 13 juin pour fixer le calendrier du scrutin. M. Torbey avait ensuite rencontré M. Sfeir vendredi 16 juin afin de tenter de parvenir à un compromis sur la nouvelle composition du CA avant les élections. Des négociations qui se sont finalement soldées par un échec

Bataille de personnalités

M. Sfeir a présenté une liste de sept noms – en plus du sien –, pour autant de sièges brigués sur les douze qui composent le CA. Sur cette liste figurent trois banques alpha – les 14 établissements dont les dépôts dépassent 2 milliards de dollars. « Les autres grandes banques vont se partager les quatre sièges restants en fonction des résultats des élections », a indiqué M. Sfeir à L’Orient-Le Jour. Un procédé qui pourrait faire passer le nombre de ces établissements au CA à sept, contre neuf actuellement
Outre la BOB, les deux banques alpha inscrites sur la liste de M. Sfeir sont Creditbank et Lebanon & Gulf Bank, représentées respectivement par Tarek Khalifé (PDG) et Samer Itani (vice-président). Les autres membres sont principalement des dirigeants de banques bêta – dont les dépôts se situent entre 500 millions et 2 milliards de dollars – et d’autres catégories : Fadi Assali (PDG de Cedrus Bank), Fadi Daouk (Directeur général exécutif de Banque Misr Liban), Jean Riachi (PDG de FFA Private Bank), Mario Saradar (PDG de Saradar Bank) et Waël el-Zein (PDG de Lucid Investment Bank
Cette liste affrontera celle de M. Torbey, qui n’a pas encore été révélée. Vendredi, l’ABL avait indiqué à l’issue de la concertation entre MM. Torbey et Sfeir que la liste du président sortant allait inclure des représentants de Bank Audi, BLOM Bank, Byblos Bank, Crédit libanais, Fenicia Bank, Fransabank, Lebanese Swiss Bank et SGBL – des établissements qui sont tous représentés dans l’actuel CA –, sans plus de précisions
Dans son édition de samedi dernier, le quotidien al-Moustaqbal avait affirmé que M. Torbey avait préparé une liste de 11 noms, de laquelle serait notamment absent Marwan Khaireddine, le PDG d’al-Mawarid Bank et membre de l’actuel CA, qui a renoncé à se présenter. M. Torbey – qui n’a pas répondu aux sollicitations de L’Orient-Le Jour – avait également souligné que son équipe allait poursuivre son action « en tenant compte des recommandations du CA », cette année
Un programme qui ne devrait pas trop s’écarter de celui de M. Sfeir sur les dossiers majeurs – notamment l’élargissement discuté à Washington des sanctions visant les soutiens financiers du Hezbollah. « La différence se jouera sur le plan de la communication, les deux challengers étant conscients de la nécessité de maintenir la stabilité du système bancaire. Il s’agit plus d’une bataille de personnalités que d’un débat d’idées », analyse une source bancaire anonyme. Un diagnostic rejeté par M. Sfeir, qui se présente comme le candidat des banques de petite et moyenne taille. « Ces établissements n’ont pas les mêmes besoins en ce qui concerne le niveau des commissions ou des taux d’intérêt », a-t-il expliqué, militant pour un CA dans lequel toutes les banques  –  s’entraident

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