ÉCONOMIE : Brèves Liban

 

OLJ
27/07/2017
BTP

Des ex-employés français de Saudi Oger saisissent les prud’hommes

Une cinquantaine d’ex-salariés français de Saudi Oger, le groupe de BTP saoudien détenu par le Premier ministre Saad Hariri, ont saisi hier les prud’hommes de Bobigny pour obtenir le paiement de leurs arriérés de salaires. Ces Français, qui travaillaient pour la filiale Oger International, dont le siège est à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), réclament individuellement de 30 000 à 150 000 euros d’indemnités (35 000 à 175 000 dollars environ), a indiqué à l’AFP leur avocate, Caroline Wasserman. Une somme exigée au titre des salaires et indemnités de fin de contrat qui n’ont pas été réglés, les arriérés les plus anciens remontant à mi-2015, a-t-elle précisé. Une première audience de conciliation se tiendra devant les prud’hommes le 13 septembre. L’avocate entend également déposer plainte cet été auprès du parquet de Bobigny au motif que « certaines cotisations de retraite ont été prélevées, mais pas reversées » aux caisses de retraite en France.
Touchée par une crise financière sans précédent depuis mi-2015, l’ex-géant de la construction a annoncé à ses employés dans un courrier qu’il cesserait ses activités « fin juillet », a indiqué l’un d’eux à l’AFP, une information relayée par L’Orient-Le Jour le 8 juin. Alors que 38 000 personnes travaillaient pour Saudi Oger début 2016, dont près de 2 000 Libanais, ils ne seraient plus qu’environ 7 000 aujourd’hui, selon une source anonyme à la direction du groupe. Pour rappel, les employés libanais du groupe Oger, non payés depuis 20 mois, ont manifesté début juin avec leurs familles devant le domicile de Saad Hariri, à Beyrouth. Côté français, 200 expatriés employés par le groupe ont reçu du gouvernement saoudien l’équivalent de neuf mois de salaires impayés après des négociations directes entre Riyad et Paris, en septembre dernier.

Byblos Bank
Baisse des bénéfices nets au premier semestre

La Byblos Bank a déclaré un bénéfice net consolidé de 66,3 millions de dollars à fin juin, en baisse de 9 % en glissement annuel. Un recul du à « la déconsolidation des investissements de la banque dans ses filiales en Syrie et au Soudan et à l’adoption d’une stratégie conservatrice due au climat d’instabilité régnant dans la région, », a justifié la banque dans un communiqué.
Le total des actifs a augmenté de 6,6 % sur un an, à 21,8 milliards de dollars à la fin du premier semestre, tandis que les dépôts de la banque ont progressé de 4,3 %, à 17,8 milliards de dollars. Le portefeuille de prêts a, lui, atteint 5,3 milliards de dollars (+2 %).

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