ÉCONOMIE Brèves

OLJ
10/03/2017

Les ayants droit du centre-ville réclament l’intervention de l’État

Une cinquantaine de membres du comité central du Regroupement des ayants droit du centre-ville ont rencontré hier le président de la République, Michel Aoun, à Baabda, afin d’exiger la « nomination d’un spécialiste pour étudier (leur) dossier », a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI). Contactée par L’Orient-Le Jour, la présidente du Regroupement, Raya Daouk, a indiqué souhaiter que ce « spécialiste » soit un « représentant de l’État ».
Selon le communiqué, le Regroupement appelle également à « la mise en place d’un comité mixte comportant des représentants de l’État et des ayants droit pour superviser les agissements du conseil d’administration de Solidere ». « Selon la loi
n° 107 de 1992 qui a permis la création de Solidere, l’État doit pouvoir avoir accès à ses comptes, ce qui n’a jamais été appliqué », a expliqué Mme Daouk.
Au lendemain de la guerre civile, la reconstruction et la gestion immobilière du centre-ville ont été confiées à la société Solidere, qui a dédommagé les ayants droit avec des actions à 100 dollars. En 1995, Solidere avait estimé le nombre d’ayants droit à 124 000 personnes. Selon Mme Daouk, « non seulement les ayants droit ont perdu leur terrain, mais en plus, la valeur de leurs actions n’a pas évolué alors que le prix de l’immobilier a été multiplié par 30. Nous demandons donc une compensation à l’État qui a laissé une société privée mettre la main sur (nos biens) ». Selon le communiqué, « le président a promis à la délégation d’étudier leur demande avec les autorités concernées ».

Les industriels appellent à privatiser la production d’électricité

L’Association des industriels (AIL) a appelé hier dans un communiqué à « privatiser la production d’électricité », mesure « contenue à l’origine dans la réforme du secteur de l’électricité qui a été adoptée au Parlement ». Cette réforme, prévue par la loi n° 462 de 2002, notamment portée par le courant du Futur, instaure la privatisation de la production et la distribution d’électricité tandis que la transmission reste aux mains de l’État. La loi prévoyait aussi la mise en place d’un partenariat public-privé via une autorité indépendante de régulation, devant notamment délivrer des licences de production. Cette autorité n’a jamais vu le jour.
Le débat sur la privatisation du secteur de l’électricité au Liban a été relancé fin février par le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui a déclaré que les « (trois) ministres et députés du parti ne voteraient pas le projet de budget » si le gouvernement ne relançait pas le débat sur la privatisation de la production d’électricité.

Le ministère des Travaux publics veut développer le port de Beyrouth

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos, a affirmé mercredi que le ministère préparait un « plan pour développer le port de Beyrouth » et « moderniser » ses infrastructures, confirmant ainsi une annonce qu’il avait faite le 22 février. Le ministre, qui s’exprimait dans le cadre d’un dîner organisé par la Fédération arabe des chambres maritimes à Beyrouth, selon un communiqué relayé hier par l’Agence nationale d’information (ANI), n’a toutefois pas communiqué plus de détails sur ce plan.

France
L’emploi privé s’est redressé en 2016

L’économie française a crée 187 200 postes, en net, dans le secteur marchand (+1,2 %) sur l’ensemble de l’année 2016, une performance inédite depuis 2007, selon les chiffres définitifs de l’Insee publiés hier.
Le dernier trimestre de 2016 s’est bien terminé, avec 64 400 créations nettes d’emploi dans les secteurs marchands non agricoles (+0,4 % par rapport au trimestre précédent), soit le septième trimestre consécutif de hausse, précise l’Insee.

Tabac
Feu vert des autorités américaines à l’achat de Reynolds par BAT

Les autorités américaines de la concurrence ne s’opposent pas à l’acquisition de Reynolds par British American Tobacco (BAT), une opération de près de 50 milliards de dollars, a annoncé hier le géant britannique du tabac.
Le groupe britannique a expliqué dans un communiqué que la période légale au cours de laquelle les autorités américaines pouvaient faire part d’une quelconque opposition à la transaction était terminée depuis le 8 mars. L’arrivée à expiration de cette période « signifie que l’opération satisfait les conditions des autorités de la concurrence aux États-Unis », s’est félicité BAT.
L’acquisition avait été annoncée le 17 janvier. BAT doit débourser précisément 49,4 milliards de dollars pour acquérir les 57,8 % du capital qu’il ne possède pas encore chez Reynolds American.

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