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CULTURE : Le plus vieux musée du Liban célèbre ses 150 ans

CULTURE : Le plus vieux musée du Liban célèbre ses 150 ans

Une salle du musée après son lifting en 2006.

ÉVÉNEMENT
May MAKAREM | OLJ29/01/2018

Mercredi 31 janvier, le musée archéologique de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), troisième plus ancien musée du Proche-Orient, fêtera ses 150 ans. Rien que cela…

Si l’honorable révérend Daniel Bliss revenait sur Terre, il serait très étonné par les proportions importantes prises par l’institution muséale de l’université. Alors que tout a commencé par un lot de poteries offert en 1868 par le consul américain à Chypre, le général Luigi Palma di Cesnola, les collections du musée constituent aujourd’hui un véritable trésor : une synthèse de toute la culture de l’Orient ancien : Irak, Iran, Syrie, Phénicie, Chypre, Égypte et Palestine, depuis la préhistoire jusqu’à la période islamique.

Les premières pièces archéologiques étaient conservées dans une salle du College Hall, premier bâtiment construit sur le campus. La salle abritait également les collections d’histoire naturelle, qui regroupent des variétés botaniques et zoologiques, une importante collection de spécimens d’insectes, ainsi que des moulages d’éléphant et de dinosaure. En 1870, 24 bustes funéraires de Palmyre, datant des Ier et IIe siècles de l’ère chrétienne, intègrent la collection. Puis, au fil des années, sont venues s’ajouter des acquisitions et autres donations par des institutions ou des privés. Ainsi, il devenait urgent de consacrer un véritable local à ces précieuses antiquités. L’administration de l’AUB décide alors de construire le bâtiment Post Hall où se posera le musée. C’était en 1902. Plusieurs conservateurs, sorte de gardiens du temple, vont se succéder au Post Hall. On retiendra de cette liste Harold Nelson (1922-1927), deuxième conservateur et égyptologue, qui enrichira la collection égyptienne du musée. Et entre 1931 et 1938, Harald Ingholt, quatrième conservateur, a acquis 1 300 objets de la collection George Ford, issus des fouilles de Aïn el-Heloué. Parmi lesquels une pièce considérée « comme le plus ancien exemple connu des techniques de soins dentaires » : une mâchoire avec son bridge de plusieurs dents reliées par un fil d’or, retrouvée dans une tombe du Ve siècle avant J.-C….

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