Ces Libanais de Montréal porteurs de changement

LIBANAIS DE MONTRÉAL, PORTEURS DE CHANGEMENT
La conseillère en relations publiques, originaire d’Amioun, multiplie les initiatives pour développer l’esprit de solidarité au sein de la diaspora et renforcer les liens avec le Liban.
Rania MASSOUD | OLJ23/10/2017

Elle a quitté son Liban natal il y a plus de 30 ans. Mais son intérieur aux airs de vieux Beyrouth, son accent libanais et son humour bien de chez nous font très vite oublier les plus de 8 000 kilomètres qui la séparent du pays du Cèdre. Elle, c’est Lamia Ghantous Charlebois, conseillère en relations publiques, auteure, conférencière, chroniqueuse et maman solo débordante d’énergie. Une cinquantenaire aux multiples casquettes, mais qui s’est donné une mission : que ce soit en coulisses ou en public, elle multiplie les initiatives pour renforcer l’esprit de solidarité au sein de la diaspora et consolider les liens entre cette dernière et le Liban.

(Edito : Ces Libano-canadiens porteurs de changement)

Cette mission, Lamia Charlebois se l’est donnée dès ses 19 ans, « au moment où j’ai posé les pieds au Québec », se rappelle-t-elle. Ayant grandi entre Amioun, dans le caza du Koura (Liban-Nord), et le quartier beyrouthin de Moussaytbé, Lamia Ghantous Charlebois a fui la guerre au milieu des années 80 pour rejoindre son frère qui finissait ses études dans la ville de Québec. « Je me considérais comme une personne solide, j’étais habituée aux sifflements des bombardements, j’ai vu mon premier cadavre à 10 ans, un de mes amis est mort par balle à 14 ans et un de mes oncles a été tué… Mais l’assassinat du doyen de l’Université américaine de Beyrouth, le jour des inscriptions (en 1984), fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. J’étais saturée de violence. C’était une sale période et nous n’avions plus la tête aux études. »

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