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CULTURE « La culture est la vraie vocation de Hammana »

CULTURE « La culture est la vraie vocation de Hammana »

27/07/2018


Fadia Tomb el-Hajj


Lura – Cape Verde

Fadia Tomb el-Hage, accompagnée de la chorale de la NDU et de la chanteuse Lura, célébreront les 3 et 4 août le premier anniversaire de Hammana Artist House. Le fondateur de cet espace culturel, Robert Eid, dresse le bilan.

Banquier de formation et citoyen du monde, vous vous êtes donné le défi, en rentrant au Liban, de faire revivre la localité de Hammana culturellement et artistiquement en créant le Hammana Artist House. La programmation a été florissante tout au long de l’année. Premier bilan ? 
Par-delà Hammana, le Hammana Artist House (HAH) porte l’aspiration d’insuffler un peu de vie dans le quotidien de ces beaux lieux de villégiature, de plus en plus désertés par la jeunesse. Tout au long de l’année, y compris en plein hiver, la maison est devenue un petit lieu de pèlerinage pour un public averti et majoritairement citadin. Voilà une partie du rêve qui commence à se réaliser. Il reste à se faire connaître du grand public.

La vision que vous avez avec le collectif Kahraba sur l’art en tant que vecteur de culture est commune : réécrire l’histoire artistiquement. Pouvez-vous nous la décrire en quelques mots ? 
La présence de cet espace dédié à l’art et la culture fait rêver d’aucuns au retour de Hammana à sa gloire passée – du temps où elle était le chef-lieu de la région, du temps où le casino Chaghour était le passage obligé des grandes stars du monde arabe, tels Abdel-Wahab et Oum Kalsoum, du temps où l’art sous-tendait l’activité économique de la région.
La culture, plutôt que l’économie rentière d’autrefois – axée sur la location d’appartements meublés aux riches touristes du Golfe –, est la vraie vocation de Hammana, selon un ingénieur informatique du village. Le récent aménagement de l’espace Saint-Charbel, avec sa statue géante et une vue panoramique féérique, est venu renforcer le sentiment qu’un tourisme alternatif est possible.

À l’initiative de ce projet, vous continuez à être un partenaire actif. Comment intervenez-vous dans la programmation qui a été fournie cette année ? Et comment s’est porté le choix sur Fadia Tomb el-Hage et sur Lura pour cette célébration annuelle ? 
La philosophie artistique de la maison ayant été établie dès le départ (qualité, diversité de genres et de géographie, inclusion…), les priorités et les points d’ancrage sont eux établis au début de chaque saison. Le collectif Kahraba, moyennant son réseau de partenariats à travers le monde, formule un programme qui reflète ces priorités et offre des options. Discussion s’ensuit et les options aboutissent au choix final. Fadia Tomb el-Hage chantant Gibran dans le théâtre à ciel ouvert de HAH, c’est un rêve ! Pour elle aussi, j’ose dire, puisqu’elle a de fortes attaches à Chbaniyé, le village d’à côté. Lura, c’est la magie du Cap-Vert et de l’Afrique réunie.

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