Visite du chargé d’affaires saoudien à l’USEK sous le signe de l’ouverture

 

09/05/2017

 

Dans une volonté d’exprimer un message de paix et de tolérance prôné par son pays, le chargé d’affaires près l’ambassade d’Arabie saoudite, Walid Boukhari, a visité l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), où il s’est entretenu avec le recteur de l’université, le P. Georges Hobeika, en présence notamment de l’attaché de communication à l’ambassade saoudienne, Ghassan Iskandarani, de l’ancien député Farès Souhaid, ainsi que de responsables administratifs de l’établissement universitaire

« Notre visite dans cet établissement académique et spirituel reflète l’importance qu’accorde la diplomatie saoudienne à son rôle pour la promotion de la paix et de la sécurité », a affirmé M. Boukhari, lors de la réunion, soulignant : – la volonté continue de bâtir la culture de la paix et de la tolérance, essence même des religions chrétienne et musulmane
Le chargé d’affaires saoudien a en outre rendu hommage à l’USEK, :- icône de la connaissance, qui illustre bien l’entente et la culture du vivre-ensemble
Prenant à son tour la parole, le P. Georges Hobeika a affirmé que: –  dans cet Orient qui comporte des cultures variées, l’Arabie saoudite a un rôle pionnier dans la construction de l’image de l’islam, après qu’elle eut été violemment défigurée par les radicaux et les takfiristes

Une source proche des participants à la réunion a indiqué à L’Orient-Le Jour que l’initiative du chargé d’affaires saoudien de se rendre dans une institution catholique d’enseignement supérieur s’inscrit dans le cadre de la volonté de l’Arabie saoudite d’entreprendre des contacts directs avec toutes les communautés, en allant au-delà d’un monopole communautaire ou politique.
Selon cette source qui a requis l’anonymat, la nouvelle classe dirigeante du royaume wahhabite a adopté une politique d’« ouverture transcommunautaire » en occultant les canaux traditionnels représentés par les personnalités et les partis politiques et religieux. Pour cette source, il s’agit d’« une première », qui s’est manifestée dès février dernier. En visite alors à Beyrouth, lors d’un dîner organisé au domicile du coordinateur général du 14 Mars, Farès Souhaid, auquel avaient pris part plusieurs évêques, le ministre d’État saoudien chargé des Affaires étrangères, Samer el-Sabhan, avait exprimé son désir de réaliser une ouverture envers la communauté chrétienne

La même source, qui relève que la volonté de M. Sabhan s’est ainsi concrétisée avec la visite du chargé d’affaires à l’USEK, rappelle que cette initiative a été précédée d’une ouverture en direction de la communauté chiite. Elle souligne dans ce cadre que M. Boukhari avait organisé, il y a un mois, un événement culturel en mémoire de l’imam Moussa Sadr, auquel ont notamment participé le député du bloc Berry, Ayoub Hmayyed, le ministre de la Culture, Ghattas Khoury, et des dignitaires chiites, cela en l’absence de représentants du Hezbollah

L’Orient-Le Jour a par ailleurs appris que la volonté wahhabite de construire des ponts avec les diverses factions au Liban se manifestera à nouveau, mais cette fois au niveau de la communauté druze. Un événement organisé par M. Boukhari en mémoire du grand-père de Talal Arslane, chef du Parti démocratique libanais, et de Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste, se tiendra en effet jeudi au siège de l’ambassade saoudienne, à Yarzé. Chakib Arslane était un homme politique druze qui avait joué un rôle important durant les événements de 1840

اضف رد

لن يتم نشر البريد الإلكتروني . الحقول المطلوبة مشار لها بـ *

*