Tarek Mitri : Le projet Bassil ressemble à l’apartheid

TROIS QUESTIONS À…
Y.A.A. | OLJ
20/04/2017

La toute dernière formule électorale présentée par le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, s’est heurtée à l’opposition de plusieurs partis politiques, dont notamment les Forces libanaises (FL) et le Parti socialiste progressiste (PSP). Certaines remarques formulées autour de ce texte dénoncent son caractère confessionnel. À ce sujet, Tarek Mitri, ancien ministre de la Culture, répond aux questions de L’Orient-Le Jour

Quelles sont vos remarques concernant la dernière mouture présentée par Gebran Bassil 
Ce texte s’inscrit dans la même logique que la loi dite orthodoxe (qui stipule l’élection des députés par leur communauté). Il divise les communautés et sépare les corps électoraux. Il ressemble donc à l’apartheid et pourrait causer une sorte de mainmise d’un parti ou deux sur la communauté chrétienne, qui est plurielle. Toute homogénéisation de celle-ci ne lui rend pas service

Que pensez-vous des contacts menés actuellement en vue d’un nouveau code électoral 
Ce qui se passe aujourd’hui est très opaque et manque de transparence. On en parle à demi-mot. Le débat autour de la loi électorale se poursuit depuis des années sans percées positives. Et ce n’est pas en quelques jours, ni à travers des négociations entre quatre personnes, que nous allons obtenir une loi équitable qui assurerait la bonne représentativité. Il nous faut un débat ouvert au Parlement. D’autant que le recours à la rue ne fait qu’alimenter les craintes, sachant que les vraies négociations ne sont pas servies par cette menace

Face à l’impasse, que devrait faire le président Michel Aoun
Je ne suis pas en mesure de donner des conseils au président de la République. C’est à lui de trouver la bonne solution. Pour moi, le dépassement de tous nos clivages reste plus important que n’importe quelle loi électorale.

Y.A.A

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