Rohani le « modéré » marche sur des œufs

 

Le président Rohani (recevant les chefs des commissions parlementaires à Téhéran, le 1er janvier sur la photo du haut) est l’une des cibles des manifestations antigouvernementales (comme sur la photo du bas à Dorud, le 31 décembre) qui ont déjà fait 21 morts et des centaines d’arrestations depuis le 28 décembre. Photos AFP/HO/présidence iranienne et Irinn/ReutersTV

DÉCRYPTAGE
Le président iranien dispose d’une marge de manœuvre bien limitée pour répondre aux contestations populaires.

Julie KEBBI | OLJ03/01/2018

Le régime iranien se trouve au cœur d’un cyclone depuis l’éruption de manifestations populaires de mécontentement à travers le pays le 28 décembre dernier. Mais c’est surtout la cible principale, le président Hassan Rohani, qui semble jouer le plus gros dans ce bras de fer avec la population et dont l’issue reste on ne peut plus incertaine pour le moment. Car les mouvements de protestations visent directement le bilan économique de celui qui en est à son second mandat à la tête de la République islamique derrière le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

La réélection du « numéro deux » de Téhéran en janvier 2016 avec 60 % des suffrages avait été l’occasion pour M. Rohani de mettre en avant ses succès en termes économiques suite à la levée des sanctions américaines, mais surtout de promettre des avancées majeures pour les quatre prochaines années face à l’impatience grandissante des Iraniens. « Ce qui a été fait est loin des attentes de la population et du guide suprême », avait même déclaré l’ayatollah Khamenei deux mois avant l’élection présidentielle, surfant sur la vague des revendications d’une population lasse d’attendre l’impact des retombées économiques de la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien.

 

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