Renault signe un accord de 660 millions d’euros avec l’Iran

Thierry Bolloré, le numéro deux du groupe français Renault (à droite), et le ministre iranien de l’Industrie Mohammad Reza Nematzadeh (à gauche) lors d’une conférence de presse. Renault a signé hier un accord de 660 millions d’euros (777 millions de dollars) avec l’Iran. Atta Kenare/AFP.
AUTOMOBILE
OLJ
08/08/2017

 

Le constructeur automobile français Renault a signé hier un important accord en Iran afin de produire à terme 300 000 voitures par an dans ce pays via une coentreprise qui fera l’objet d’un investissement de 660 millions d’euros (777 millions de dollars).
La nouvelle coentreprise sera détenue à 60 % par Renault, à 20 % par l’Organisation pour la rénovation et le développement industriel, un organisme public iranien, et par la société privée iranienne Parto Neguine Nasseh pour les 20 % restants.
« La première phase de cet accord d’une valeur de 660 millions d’euros prévoit la construction de 150 000 voitures » par an, a déclaré Mansour Moazami, le patron de l’Organisation pour la rénovation et le développement industriel. La coentreprise sera installée à Saveh, à environ 120 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, dans une usine déjà existante qui sera développée et modernisée. Les premières voitures produites seront vendues d’ici à un an et demi, a précisé M. Moazami. La seconde phase du projet commencera en 2019 et durera trois ans. À terme, la production des deux modèles Symbol et Duster atteindra 300 000 voitures par an.

Partenaire stratégique
Selon les termes de l’accord, 30 % des véhicules et des pièces détachées produits dans cette usine iranienne seront exportés.
« Il s’agit d’un contrat unique en termes d’investissement, de transfert de technologie, de localisation, du développement des talents iraniens, de la création d’un centre d’ingénierie et de la production de voitures modernes (…) et d’exportation », a déclaré Thierry Bolloré, le numéro deux du groupe français, qui a signé l’accord.
« Renault a prouvé son engagement avec sa présence sans discontinuité depuis le début de ses opérations en 2004 en Iran », a-t-il ajouté.
Un « accord stratégique » avait été signé en septembre 2016 à Paris entre Renault et le ministre iranien de l’Industrie Mohammad Reza Nematzadeh pour la création de cette nouvelle entreprise commune en Iran.
Le constructeur est déjà présent en Iran avec une capacité existante de production de 200 000 véhicules par an.
« La signature de cette nouvelle joint-venture confirme les choix stratégiques que nous avons faits dans ce pays et nous ouvre de nouvelles perspectives dans un marché qui devrait atteindre 2 millions de véhicules en 2020 », a estimé Stefan Mueller, membre du comité exécutif de Renault, selon un communiqué du groupe.
De plus, le contrat prévoit que la coentreprise travaillera « avec quinze entreprises iraniennes pour la fourniture de pièces détachées », selon M. Nematzadeh, qui assistait à la cérémonie de signature. « Nous espérons faire passer ce chiffre à 60 entreprises », a-t-il ajouté. Mais celles-ci devront satisfaire les conditions de qualité et de prix généralement déterminantes.
Source : AFP

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