Quatre étudiants de l’ESIB admis à la prestigieuse École polytechnique de Paris

De gauche à droite, Élia Azar, Rind el-Hajj, le doyen de l’Esib Fadi Geara, Hadi Hajj et Élias Khallouf.

RÉUSSITE ACADÉMIQUEPour la première fois dans l’histoire du pays et du Moyen-Orient, quatre étudiants de la même promotion intègrent l’X.

05/08/2017

Après le dur passage obligé des deux années préparatoires (mathématiques supérieures et mathématiques spéciales) à l’ESIB, Élia Azar, Élias Khallouf, Rind el-Hajj et Hadi Hajj sont prêts à vivre l’expérience qui les attend à partir de fin août : intégrer la prestigieuse École polytechnique de Paris.

« J’ai toujours espéré pouvoir établir la jonction entre l’ingénierie et le développement durable et l’habitat », explique Rind el-Hajj, 19 ans, seule fille du groupe, qui entame bientôt une licence dans cette spécialisation. « Je suis sûre que grâce au parcours qui m’attend, je pourrais mettre mes connaissances de génie civil au service du développement durable et, si possible, au sein d’une bonne institution internationale », souligne-t-elle. Expliquant son intérêt pour le développement durable, la jeune femme raconte que, grâce à un concours auquel elle a participé en 2016, elle fut sélectionnée pour participer au Forum mondial de la jeunesse organisée à New York. Évènement au cours duquel elle a prononcé un discours à l’Assemblée générale de l’ONU qui a porté sur l’habitat et le développement durable au Liban.

Élias Khallouf est, quant à lui, déjà en première année de génie civil. Le jeune étudiant de 20 ans a préparé et présenté le concours d’entrée à la prestigieuse université française, parallèlement à ses études. Il précise : « J’espère pouvoir me spécialiser dans l’aéronautique, domaine qui n’existe pas encore au Liban. » Pratiquant assidu de sport, il est tout excité à l’idée du stage quasi militaire qui l’attend, l’un des passages obligés pour intégrer l’X. Car, comme l’explique Marwan Brouche, directeur du cycle préparatoire à l’ESIB, « l’étudiant qui intègre l’X a le choix entre un stage militaire intensif et un stage civil pour lequel Rind a opté. »
Quant à Élia Azar, 19 ans, joueur de saxophone et passionné d’iconographie, il a une phrase leitmotiv qu’il répète souvent : « L’opportunité ne se présente jamais deux fois. » Le jeune étudiant espère pouvoir innover dans le domaine informatique. « Plus spécialement, dit-il, dans le domaine de l’holographie. »
Hadi Hajj, 19 ans, savait de son côté depuis bien longtemps qu’il intégrerait l’ingénierie, encouragé par son père lui-même diplômé de l’ESIB. « Comme je suis passionné par la physique, j’ai pu intégrer la section concours où les matières scientifiques sont approfondies. Mais être accepté à l’École polytechnique, c’est une grande surprise », s’exclame-t-il. Passionné de jeux d’échecs et de sport, il confie que le livre qui l’a beaucoup influencé est un ouvrage du physicien américain Leon Lederman.

 

Difficultés endurées et attentes
Les jeunes étudiants estiment qu’ils furent bien préparés au concours d’admission à l’École polytechnique par le stagiaire polytechnicien Barthélémy Meynard détaché de l’X pour les préparer.
Unanimement, les quatre jeunes gens constatent que les deux années préparatoires furent une étape difficile. Pour Rind et Élia, le plus important est de savoir gérer le temps et le stress. Élias ajoute : « Ce qui m’a sauvé, c’est le sport. Je m’entraînais presque quotidiennement. »
Hadi, Rind, Élia et Élias espèrent pouvoir revenir au pays une fois leur cursus complété. « En espérant que le pays puisse nous offrir de bonnes opportunités », dit Élia. Quant à Élias, il conclut sur un problème pratique auquel ils font face : le financement de leurs études en France. « Nous sommes à la recherche de bourses pour couvrir les frais des années qui nous attendent. »

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