LIBAN Tripoli, la parfumée, l’authentique, vous accueille à bras ouverts

QUE FAIRE CE WEEK-END
12/05/2017

À un juste milieu entre le printemps et l’été, la ville de Tripoli retrousse ses manches et fait sortir au soleil ce qu’elle a de plus précieux : son patrimoine. Du vendredi jusqu’au dimanche, la ville étale son histoire un peu partout, dans ses coins et ses recoins, tout comme un marchand ambulant vante ses produits. Sans cris ni appels, elle vous invite à écouter de la musique, des chants, des anecdotes qui racontent la douceur du passé de la deuxième plus grande ville du pays
Ce week-end, quittez donc la capitale du Liban et ses alentours, et rendez-vous dans la capitale du Nord. Deux conseils avant d’entamer le trajet d’une heure et demie : évitez les embouteillages vendredi en quittant Beyrouth avant 16h, et essayez de ne pas trop tomber sous le charme de « Trablos al-Fayha’ » la parfumée, car vous risquez dimanche de ne plus vouloir rentrer chez vous ! C’est ce qui est déjà arrivé au comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles, qui s’est installé à Tripoli jusqu’à la fin de ses jours

 Mon patrimoine, ton patrimoine 
Du côté de la mer, dans la ville côtière d’al-Mina à deux pas du centre de Tripoli, se dresse majestueusement Borj al-Sebaa, ou la Tour des féroces. En temps ordinaire, la place de la tour est bercée par la voix ample mais sereine du muezzin. Ce vendredi, en début de soirée, c’est la voix ensorcelante de la soprano Carolina Solage qui résonnera. Les amateurs de musique classique sont également invités à un cocktail durant lequel une projection vidéo dynamique en technique 3D mapping, sur la ville de Tripoli, sera diffusée
Le lendemain, au coucher du soleil, ce sera au tour de l’écrivaine Thérèse Dahdah Doueihy de vous livrer les secrets de Tripoli vue par une Zghortiote qui a passé son enfance dans la ville d’à côté. Ainsi, vous embarquerez pour un voyage « entre la prière et le sommeil », titre de l’ouvrage de l’auteure. Sous les palmiers encore plus hauts que la tour, Thérèse Dahdah Doueihy racontera ses souvenirs d’écolière à Tripoli, la transformation de l’établissement en centre commercial, les balades dans les souks, ses petits pieds qui arpentaient les zoukaks (ruelles) et ses yeux qui dévoraient la marchandise offerte à l’œil
L’école de Thérèse n’existe plus mais les vieux souks sont toujours là, heureusement. Inspirez-vous donc des observations de l’auteure, et de ses souvenirs d’enfance, pour faire votre propre balade. Vitrine des Mamelouks, au sein d’une vieille ville au cœur encore jeune et battant, ne choisissez pas entre les souks des Nahassine (artisans du cuivre), des Kindarjié (cordonniers) et des Attarine (parfumeurs), ou bien entre le quartier de la mosquée Mansour al-Kabir (construite en 1291), visitez-les tous! De toute façon, en sortant de l’un, vous vous retrouverez dans l’autre. N’ayez surtout pas peur de vous y perdre, les habitants de Tripoli, et de la vieille ville en particulier, sont d’une telle bienveillance qu’ils vous ramèneraient jusqu’à chez vous s’il le fallait
Pour finir la journée en fraîcheur et reposer vos pieds qui sans doute ne sont pas habitués à marcher dans la capitale, posez-vous dans le café al-Tall al-olya, l’un des endroits les plus anciens de la ville. Sirotez un jus d’orange ou une limonade dans le seul café ancré dans la ville, surplombant le fameux Tall Tarablos et entouré d’espaces verts. Sur ses chaises et tables en plastique, de couleurs différentes et sans harmonie apparente, découvrez Tripoli, la vraie, l’authentique, l’immortelle

 

اضف رد

لن يتم نشر البريد الإلكتروني . الحقول المطلوبة مشار لها بـ *

*