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LIBAN Secrétariat exécutif de l’Escwa : finaliste, Fadia Kiwan n’a pas été désignée

LIBAN

11/04/2017

Fadia Kiwan, professeure de sciences politiques et directrice honoraire de l’Institut des sciences politiques à l’Université Saint-Joseph, ne sera pas nommée au poste de secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (Escwa), vraisemblablement parce que l’État ne s’est pas suffisamment mobilisé pour solliciter l’appui des pays arabes à sa candidature

Mme Kiwan, qui s’est portée candidate le 4 mars, a été retenue parmi les finalistes mais s’est vue vendredi retirer de la course après avoir été notifiée par le cabinet du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que le choix se portera sur un autre postulant, dont l’identité n’a pas été révélée jusqu’à l’heure
La lettre adressée à la candidate libanaise par l’instance internationale exprime pourtant « l’excellente impression » qu’a eue l’équipe de travail du secrétaire général des Nations unies suite à l’entretien effectué par visioconférence. « Le panel qui vous a interviewée a été impressionné par votre professionnalisme et vos connaissances, ainsi que par votre approche de l’action des Nations unies », souligne le texte à l’adresse de Mme Kiwan, indiquant toutefois que : le choix a été très difficile, vu les talents incontestables de tous les finalistes, et sachant que le secrétaire général des Nations unies ne peut choisir qu’un seul secrétaire exécutif de l’Escwa

Interrogée par L’Orient-Le Jour sur les raisons qui ont conduit à sa disqualification alors qu’elle était si près du but, Mme Kiwan estime que l’État ne l’a pas suffisamment appuyée. « Je n’ai pas bénéficié d’un soutien sérieux et ferme de la part du gouvernement », déplore-t-elle, regrettant – la faiblesse du mécanisme d’action de l’État au niveau du suivi des candidats qui aspirent à des charges internationales
Tout en indiquant qu’elle s’était portée candidate à titre individuel « vu qu’il s’agit d’un poste auquel on accède par désignation et non par élection (dans ce dernier cas, c’est l’État qui présente les candidatures) », Mme Kiwan souligne que l’État aurait dû se tenir davantage à ses côtés pour augmenter sa chance d’être désignée. « Le ministère des Affaires étrangères a bien adressé une note verbale d’appui au secrétaire général des Nations unies, mais cette démarche orpheline s’est avérée insuffisante, sachant que le gouvernement aurait dû se saisir de ma candidature et entreprendre des contacts avec les pays arabes pour qu’ils m’appuient », a relevé l’ancienne candidate

Si le siège de l’Escwa est à Beyrouth, il est à noter que le poste de secrétaire exécutif de l’organisation s’étend au niveau régional. « À chaque échéance, un nouveau responsable arabe est nommé, en tenant compte d’une rotation géographique des pays de la région », explique la spécialiste, déplorant que : depuis 1973 aucun Libanais n’a pu encore obtenir cette charge
« À mon sens, le Liban a laissé échapper une occasion de faire parvenir un de ses ressortissants à un poste international de grande envergure », dénonce encore Mme Kiwan, relevant que nombre de personnalités internationales l’avaient pourtant vivement incitée à candidater
–  Malheureusement, d’autres questions accablent aujourd’hui les dirigeants politiques », constate celle qui aurait pu devenir la secrétaire exécutive de l’Escwa, précisant cependant qu’« elle ne veut adresser de reproches à personne

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