LIBAN : Le Liban tisse sa toile pour former des spécialistes du Big Data

 

Walid Semaan : une formation baptisée –  Data Science and Big Data Diploma
TECHNOLOGIEUne entreprise libanaise propose un programme de formation à la science des données, hébergé par l’Université américaine de science et de technologie (AUST)

18/05/2017

 

À l’image de la « Beit Beirut » de Sodeco Square, le Liban change plus vite qu’on ne le croit. À deux pas de la « Maison jaune », Walid Semaan, représentant de l’entreprise « Matrix Training Research and Consulting », présente le programme lancé par celle-ci il y a maintenant plus d’un an. « Nous sommes spécialisés dans l’analyse de données, avec des programmes informatiques permettant d’utiliser les données automatiquement, dit-il. Nous avons pu lancer ce programme étant donné que nous sommes aussi spécialisés dans tout ce qui est formation au niveau statistiques, ainsi que de la prospection de données, etc
Langue du business oblige, la plupart des concepts enseignés sont présentés dans la langue de Shakespeare par Walid Semaan. La formation proposée prend d’ailleurs la forme finale d’un diplôme baptisé « Data Science and Big Data Diploma ». Le programme est hébergé par l’Université américaine de science et de technologie AUST
Face aux nouveaux besoins du marché liés aux transformations technologiques, même les professionnels ont besoin d’une spécialisation. Voilà pourquoi le programme « est adressé aux post-graduates, donc des gens qui travaillent déjà avec au moins deux ou trois ans d’expérience », précise Walid Semaan. Pour l’instant, 25 étudiants ont profité des cours dispensés sur le campus de l’AUST. Leurs profils varient entre professionnels du scolaire, du privé et du secteur bancaire principalement

Par et pour les professionnels
Le contenu de l’instruction s’organise sur « 316 heures étalées sur 11 mois », précise la brochure disponible sur le site internet de Matrix. Le programme est découpé en quatre grandes catégories : « La partie majeure, c’est tout ce qui concerne l’analyse de données, la seconde porte sur l’informatique décisionnelle, c’est-à-dire le stockage et l’importation des données, expose Walid Semaan. Une autre partie est en relation avec le Big Data et internet, et une dernière petite partie concerne les modules sur les méthodologies de recherche et la gestion des projets. L’objectif est de faire comprendre aux étudiants que ce n’est pas qu’une affaire de technologie ou de statistiques, mais aussi une question d’application des données et de gestion
Les professeurs ne sont pas des académiciens mais « des gens de métier », insiste-t-il par ailleurs. Cet aspect pratique et concret de la formation se vérifie par le contenu même des cours essentiellement basés sur des ateliers de travail et des cas pratiques en laboratoire.
Le diplôme reçu par l’étudiant à l’issue de ces onze mois n’est pas de la moindre importance car il est délivré en parallèle d’un certificat de SAS Institute, l’organisme américain qui est le leader mondial en matière d’analyse de données. Au sein du campus de l’université, Walid Semaan rappelle même que l’on trouve –  un laboratoire de SAS, unique au Liban, où les étudiants ont la possibilité de mettre en œuvre ce qu’ils apprennent au sein même de l’université
Le Big Data est un terme apparu dès la fin des années 1990, mais surtout utilisé à partir des années 2010 pour qualifier la dernière étape de la troisième révolution industrielle, celle de l’information et du numérique. Pour cette raison d’actualisation constante et de l’évolution continue des technologies, « le cours de gestion des données et de Big Data évoluent chaque année », relance Walid Semaan

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