LIBAN : Le Akkar, sa beauté sauvage, son tourisme religieux…

 

18/08/2017

Cap, ce week-end, sur les régions extrêmes du Liban-Nord, sur les hauteurs du Akkar, d’abord Fneideq, un petit coin de paradis avec son côté sauvage, et puis Kobeyate et son tourisme religieux. Situées chacune à 140 km de Beyrouth, à quelque trois heures de route de la capitale, sur la route de Tripoli et de Halba, elles valent le détour, l’une et l’autre.

Fneideq, sauvagement vôtre
Il est des coins de paradis dont la beauté et la ruralité font rapidement oublier la pénibilité du trajet nécessaire à leur ralliement. À trois heures de Beyrouth, en plein cœur du caza du Akkar, les sentiers de Fneideq proposent à leurs visiteurs une immersion bucolique dans l’arrière-pays libanais.

Au son du chant des oiseaux et du doux parfum de la sève des conifères, vous prendrez le départ du Geal el-Amal Center, le siège de l’association composée de jeunes guides locaux, pour une randonnée de deux heures. Un chemin caillouteux, garni d’arbustes vous mènera dans un premier temps à « La Vierge ». De bois et non de marbre, cet immense chêne de 25 mètres de haut et de 1 400 ans d’âge demeure le plus vieil arbre de la région. Des scouts viennent chaque week-end trouver refuge sous ses imposantes branches pour partager la tranquillité du site.

Quelques centaines de mètres plus loin, une plaine verdoyante dévoile ses immenses blocs de calcaire, témoins de la présence d’un océan disparu il y a plusieurs millions d’années. Dans son sentier descendant, des fossiles, pour les yeux les plus performants, se cachent encore sous les gravats. Les moins chanceux peuvent se consoler avec l’arrivée dans la forêt « al-Azer », dont la densité et l’ombrage la rendent unique au Liban. Le lieu ressemble étroitement à la forêt de la célèbre saga britannique « Harry Potter », interdite aux apprentis sorciers de Poudlard. Des milliers de conifères, espacés de quelques mètres les uns des autres, s’étendent à perte de vue dans l’obscurité de leurs feuilles. Ici, la lumière ne passe jamais, pour le plus grand bonheur de la faune souterraine.

La randonnée se clôture par un court transfert en bus vers Qammouaa, où de nombreux établissements permettent de se restaurer tout en contemplant les plaines sauvages qui s’étendent à perte de vue jusqu’aux récifs montagneux séparant la Syrie et le Liban.

 

Kobeyate, sa réserve, son tourisme religieux
Les stèles de Nahr el-Kalb ne sont pas l’unique trace de Nabuchodonosor au Liban. Il existe une stèle bien plus grande au Akkar, témoin de la campagne du roi de Babylone contre les Pharaons d’Égypte en 570 av. J.-C. Elle se situe dans le jurd de Kobeyate, entre 1 300 et 1 600 m d’altitude, dans une région appelée Chir el-Sanam (Rocher de l’idole).

On trouve aussi dans cette région la réserve naturelle de Karm Chbat qui comprend des cèdres, des genévriers et des sapins de Cilicie. C’est dans cette région que des milliers de sapins de Cilicie ont été coupés durant la Seconde Guerre mondiale par les Anglais, pour construire le chemin de fer entre Tripoli et Haïfa. Il subsiste à ce jour un sentier qu’utilisaient les Britanniques pour transporter le bois (tarik el-inqliz).

Plus en bas, la région de Helssbeyn est propice au tourisme religieux. On y trouve l’impressionnant couvent de Mar Challita et l’église Mar Sarkis et Bakhos, tous deux bâtis sur d’anciennes ruines romaines. Un peu plus loin vers le Nord, se trouvent aussi les anciennes églises Saint-Georges et Saint-Daniel qui datent de 800 ans. En revenant vers Kobeyate, sur une des collines proches du quartier de Zouk (Kobeyate en compte six), se dresse l’imposant couvent carmélite de Mar Doumit, érigé par les moines italiens en 1852.

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