LIBAN : Du palais de Beiteddine à la fabuleuse réserve des cèdres du Chouf, une escapade de rêve

 

F. C. | OLJ
25/08/2017

Pour les amoureux de la nature, de la sérénité de la montagne et des randonnées, le circuit proposé pour ce week-end est axé sur le village pittoresque de Beiteddine et sur la réserve naturelle des cèdres du Chouf. Un circuit qui s’inscrit dans le prolongement de celui de Deir el-Qamar, qui avait été exposé dans ces mêmes colonnes.

Situé à près de 850 mètres d’altitude, sur une hauteur faisant face à Deir el-Qamar, Beiteddine constitue un important centre d’attraction touristique, du fait, notamment, de son palais portant le nom de la localité. Pour y accéder à partir de Beyrouth, il faut emprunter la route du Sud jusqu’à Damour, prendre la sortie de Beiteddine et s’engager sur l’axe menant à Deir el-Qamar et qui débouche sur Beiteddine, situé à près de 25 kilomètres du littoral. Le trajet devrait durer une bonne heure, à partir de la capitale.

À l’instar de Deir el-Qamar, le village de Beiteddine a un riche passé historique. Il a notamment pris la relève, au début du XIXe siècle, de Deir el-Qamar comme capitale de l’émirat du Mont-Liban. Le palais de Beiteddine est un passage obligé pour ceux qui visitent la région. Il a été construit par l’émir Bachir Chéhab II qui a eu recours à cet effet à des architectes italiens, du fait des relations étroites qui avaient été établies à l’époque entre le Mont-Liban et la Toscane, sous l’impulsion de l’émir Fakhreddine. Cela explique le style italien baroque, combiné savamment à la spécificité orientale et aux caractéristiques de l’architecture libanaise, de sorte que le palais constitue un véritable joyau architectural avec ses superbes boiseries, ses hammams traditionnels, ses arabesques, sa collection de mosaïques, et, surtout, ses somptueux salons orientaux qui replongent le visiteur dans l’atmosphère de l’époque, digne des mille et une nuits. Les travaux de construction ont duré une trentaine d’années, de 1788 à 1818, ce qui illustre le caractère grandiose de l’édifice, décoré avec goût et rigueur grâce à l’apport d’un groupe d’artisans locaux.

Le palais a été déclaré monument national en 1934. En été, il est transformé en résidence d’été du président de la République, ce qui pourrait perturber quelque peu les visites, comme c’est le cas présentement, certaines salles étant, à l’évidence, interdites aux visiteurs durant la présence du chef de l’État.

 

La réserve des cèdres du Chouf
Après l’incontournable visite du palais de Beiteddine, un autre passage obligé est la réserve des cèdres du Chouf, qui englobe les hauteurs verdoyantes de trois localités, Aïn Zhalta, Maasser et Barouk. La route pour y accéder à partir de Beiteddine offre, d’emblée, une promenade en voiture des plus agréables du fait des longues allées boisées qu’il faut emprunter et des splendides paysages montagneux que l’on peut contempler, illustrant la richesse de la nature dans la région.

La réserve naturelle des cèdres du Chouf s’étend sur une superficie de 550 kilomètres carrés, à une altitude d’un peu plus d’un millier de mètres, en moyenne. Elle constitue une zone d’écotourisme formée de trois secteurs : Aïn Zhalta, Maasser et Barouk qui sont tous trois des accès à la réserve. Elle offre de très riches faune et flore comprenant de nombreuses espèces de mammifères sauvages, d’oiseaux et de plantes. La réserve de Aïn Zhalta est sans conteste celle qui présente la biodiversité la plus riche et mérite par conséquent le détour, tandis que Barouk représente la plus grande réserve de cèdres s’étendant sur de vastes superficies. Les amateurs de randonnées seront dans ce cadre comblés et auront l’embarras du choix. Moyennant un droit d’entrée symbolique de 7 000 livres libanaises (l’entrée est gratuite pour les enfants), ils pourront effectuer une marche le long des sentiers balisés pour profiter de la vue des majestueux cèdres, pour la plupart centenaires. Cette promenade facile dans la forêt des cèdres pourra se faire en 30 ou 45 minutes. Les plus curieux et les plus audacieux pourront aussi louer les services d’un guide (il faut compter une cinquantaine de dollars la journée) pour effectuer l’un des circuits de randonnée possibles, en fonction du temps dont dispose le visiteur et de sa propension à s’aventurer dans la nature à l’état sauvage.

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