LIBAN Deir el-Qamar : quand histoire, patrimoine et nature sauvage font le charme d’un village

 


QUE FAIRE CE WEEK-END

F. C. | OLJ
11/08/2017
Pour les amateurs d’histoire et les amoureux de la nature, la localité de Deir el-Qamar dans la montagne du Chouf constitue sans conteste un passage obligé. Un week-end, incluant une unique nuitée, serait peut-être préférable à une seule journée, pour bien profiter de la visite.

Pour se rendre à Deir el-Qamar, il faut s’engager sur l’autoroute du Liban-Sud et prendre, à droite, la sortie « Beiteddine » une fois arrivés à Damour. Également dénommée la cité des Émirs, Deir el-Qamar est située à une quinzaine de kilomètres de cette sortie et à une quarantaine de kilomètres de la capitale, soit moins d’une heure de Beyrouth en voiture, en prenant en considération les embouteillages. Avant d’atteindre la localité, le visiteur traverse peu après la bifurcation prise sur le littoral une région montagneuse très verdoyante qui offre un paysage envoûtant qui renvoie une atmosphère paisible et reposante pour la vue.
Capitale du Mont-Liban au début du XVIIe siècle, sous le règne de l’émir Fakhreddine II, le village est classé depuis 1945 monument historique. De fait, dès que l’on s’engage dans l’entrée de la localité, on débouche sur la grande place de Deir el-Qamar qui présente une vaste esplanade bordée à droite (en venant du littoral) d’un restaurant et de boutiques, et à gauche du majestueux palais de l’Émir Fakhreddine II, qui jouxte une belle mosquée mamelouke. Parallèlement au célèbre palais, Fakhreddine fit construire des khans (une sorte de marché, ou souks), ainsi que des églises et des bains publics en ayant recours dans certains cas aux services d’architectes de Toscane, en Italie.
La visite pourrait être entamée par un passage à la splendide – et emblématique – église maronite de Saydet el-Tallé (Notre-Dame de la Colline). En contrebas, une promenade nonchalante s’impose : celle qui vous mènera le long d’étroits sentiers piétonniers aménagés en pavés, serpentant le vieux village pour faciliter l’accès aux anciennes maisons de montagne qui reflètent une chaude atmosphère conviviale typique des régions rurales et montagnardes. Deir el-Qamar est en effet un village pittoresque aux maisons en pierres et tuiles rouges. Le paysage qui se présente à nos yeux à cet égard, enrichi de la perspective des flancs de montagne verdoyants qui se dressent à l’horizon, pourrait être contemplé, sans que l’on puisse s’en lasser, à partir des quelques coquettes maisons d’hôte aménagées sur les collines qui surplombent le village et qui offrent l’opportunité de passer agréablement une nuit ou deux (ou même plus) dans une atmosphère apaisante et sereine.
Autre passage obligé à Deir el-Qamar : le magnifique siège du Centre culturel français (l’Institut français) inauguré en 1993 par la ministre française de la Culture Catherine Tasca, à l’initiative de Walid Joumblatt et de l’ancien président du conseil municipal de la localité Georges Dib Nehmé. Ce centre culturel a été aménagé dans un éblouissant bâtiment en voûtes et arcades, construit en vieilles pierres, qui était au XVIIe siècle un souk de la soie (khan el-harir), après avoir servi de caserne, adjacente au palais de l’émir Fakhreddine. L’une des ailes du palais accueille, en outre, un petit musée de cire ainsi que des boutiques offrant des produits artisanaux à caractère oriental.
Avant de vous payer un repas dans l’un des restaurants et cafés bordant la grande place publique, vous pourrez flâner sur la vaste esplanade en admirant les imposantes façades du palais. Pour poursuivre ensuite votre route vers d’autres destinations voisines du Chouf non moins enivrantes…

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