L’eau courante au Liban contaminée à des niveaux records en microparticules de plastique

Au Liban, l’eau du robinet présente une contamination record en microparticules de plastique. Photo Bigstock
ETUDE
OLJ/Agences
07/09/2017

Le Liban s’illustre bien tristement dans une étude américaine sur la présence de microparticules de plastique dans l’eau du robinet.Dans le cadre de cette étude, lancée par Orb Media (un groupe média numérique), et menée par des chercheurs de l’Université du Minnesota et de l’Université de l’Etat de New York, des échantillons d’eau ont été prélevés au robinet dans 14 pays, dont le Liban, entre janvier et mars 2017. Les autres pays dans lesquels l’étude a été menée sont l’Ouganda, l’Inde, l’Indonésie, l’Equateur, les Etats-Unis, ainsi que des pays d’Europe.

L’analyse par un laboratoire de l’Université du Minnesota a démontré que “83% des échantillons contenaient des particules de plastique”, affirment les chercheurs dans un rapport intitulé “Invisible : le plastique à l’intérieur de nous“. Le nombre de microplastiques trouvés par litre allait de 0 à 57, avec une moyenne de plus de quatre par litre, et leur taille variait de 0,1 à 5 millimètres. En considérant qu’une personne boit 2 à 3 litres d’eau par jour, elle pourrait ainsi ingérer 3 à 4 000 microparticules chaque année, ont estimé les chercheurs.

Le Liban, lui, tient avec les Etats-Unis, le record de contamination, puisque 94% des échantillons contenaient des microparticules de plastique.

A Beyrouth et dans 5 autres villes du monde, les échantillons ont été prélevés par des institutions partenaires. Au Liban, il s’agissait de Difaf. Les autres échantillons ont été collectés par les équipes de Orb.

 

Graphique tiré de l’étude menée par Orb

Les densités les plus basses en microparticules de plastique ont été trouvées dans les pays européens, notent les chercheurs. Les pays européens (Grande-Bretagne, Allemagne, France) où l’étude a été menée affichaient une densité de 72% en microparticules de plastique.

Les effets de la présence de ces microparticules sont encore à déterminer mais les auteurs de l’étude soulignent que de précédents travaux ont montré qu’elles pouvaient diffuser des substances chimiques et des bactéries.

“Ces particules de plastique (présentes dans l’eau potable) viennent s’ajouter aux plastiques potentiellement consommés dans d’autres produits comme le sel de mer, la bière ou les produits de la mer”, font également remarquer les auteurs, en appelant à approfondir les recherches sur les effets de ce type d’ingestion sur la santé humaine.

 

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