Le Liban à son tour touché par le scandale des oeufs contaminés

Le fipronil est interdit au Liban comme d’ailleurs dans l’Union européenne. Archives AFP
M.R. | Le Commerce du Levant
05/09/2017

Le Liban figure parmi les pays touchés par le scandale des œufs contaminés au fipronil, un insecticide jugé « modérément dangereux » pour l’homme, et décrié également pour son rôle dans la surmortalité des abeilles, a révélé, la semaine dernière, la Commission Européenne.

« Nous disposons désormais d’indications que cet usage illégal du fipronil avait déjà lieu en 2016 (…). Ceci a commencé, selon ce que l’on sait, en septembre 2016 », a ainsi déclaré Sabine Jülicher, directrice de la direction générale de la sécurité sanitaire de la Commission européenne à Bruxelles à l’AFP.

Le fipronil est un pesticide d’une « dangerosité modérée » pour l’homme, selon l’Organisation mondiale pour la santé, et dont l’usage est interdit au Liban, comme dans l’Union européenne, pour l’élevage d’animaux destinés à la consommation humaine, tel que les poules et leurs œufs. Son recours est en revanche autorisé pour le traitement anti-parasitaire des animaux domestiques.

Mais les autorités sanitaires européennes ont retrouvé des traces de cet insecticide au-delà des seuils autorisés dans des œufs, ainsi que dans des produits comme des brownies, des muffins ou encore des gaufres.

Selon la Commission européenne, une quarantaine de pays sont concernés, dont 24 états européens et certains pays du Moyen-Orient, notamment le Liban, l’Irak, le Qatar et l’Arabie saoudite.
La délégation de l’Union Européenne au Liban n’était pas disponible pour de plus amples informations.

Le ministère libanais de l’Agriculture a en revanche confirmé avoir reçu une liste de produits à risque émanant de l’UE. « Nous sommes en pleines vérifications », assure Elias Ibrahim du ministère.
« Nous avons alerté les douanes et nos propres inspecteurs afin qu’ils redoublent les contrôles sur les cargaisons entrant au port de Tripoli ou de Beyrouth. Nous pensons que les produits touchés – vraisemblablement des œufs sous la forme de poudre utilisée dans l’industrie agroalimentaire – ont pu transiter par Beyrouth à destination de la Syrie. A ce jour cependant, nous n’avons pas d’informations sur une contamination d’œufs (en coquille) ou de viandes destinés à la consommation humaine dans notre pays

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