Jabbour Doueihy promeut la littérature arabe auprès des étudiants

Rencontre avec l’écrivain Jabbour Doueihy au Ceuln de l’USJ. Salle comble. Public attentif. Intéressants échanges.

RENCONTRELe temps d’une rencontre avec l’auteur libanais, le Centre d’études universitaires du Liban-Nord de
l’USJ (Ceuln) a vibré au rythme de la littérature, de la musique et d’intéressants échanges.

31/03/2017

Créer des débats culturels riches et fructueux, contribuer à la promotion de la lecture de livres en arabe auprès des étudiants et encourager ces derniers à exprimer leurs points de vue. Tels sont les principaux objectifs de la rencontre organisée, le 17 mars, par la directrice du Ceuln, Fadia el-Alam Gemayel, autour du livre Toubi3a fi Bayrout (« Imprimé à Beyrouth ») de Jabbour Doueihy, écrivain libanais et professeur de littérature française à l’Université libanaise
Ont pris part à cet événement des étudiants de l’USJ et d’autres universités, des élèves de l’École nationale grecque orthodoxe, du collège des Frères-Deddeh et du collège des Frères-Kfaryashit, mais également des notables de la région et des directeurs de banque. Outre la conférence autour du livre de Doueihy, les invités ont également eu droit à une série de chansons brillamment interprétées par Maria Doueihy, professeure de chant à l’USJ et fille de l’auteur.
Souheila Tohmé, professeure de littérature française à l’USJ et responsable de la commission des équivalences à l’Unesco, a présenté l’écrivain et le livre en question, en mettant en lumière les caractéristiques de chaque personnage ainsi que la finalité du choix de leurs noms et de leurs rôles. Elle a également insisté sur l’importance du rôle de la langue dans le rapprochement des cultures et des civilisations, à l’instar des deux personnages héros : Farid Bou Chaar, de culture arabe, et Persephone, de culture occidentale. « Ces deux personnages se comprennent, s’admirent et représentent en quelque sorte la double culture de l’écrivain arabophile et francophile », a-t-elle précisé
Suite à l’intervention de Jabbour Doueihy, qui a porté naturellement sur Toubi3a fi Bayrout, ils étaient nombreux, dans l’audience, à vouloir interroger l’auteur et partager opinions et points de vue
« Pourquoi écrire en arabe alors qu’on est francophone ? » a demandé le Dr Toufic Roumy, professeur à la faculté de gestion de l’USJ. L’arabe étant la « langue maternelle à laquelle il appartient », M. Doueihy a répondu que même s’il était prof de littérature française, cela ne l’empêche pas d’être plus proche de l’arabe que du français.
Un élève de l’école des Frères-Deddeh, prenant la parole au nom de son école et de ses collègues, a demandé à l’auteur son opinion sur le niveau du roman dans le monde arabe. « On ne peut pas nier qu’il existe une diversité dans le roman arabe ainsi qu’une multiplicité de voix littéraires… sauf que la littérature arabe, comparée aux littératures latine et anglophone, reste encore la moins développée », a répondu M. Doueihy
Ponctuée par une série de questions/réponses, la discussion a été clôturée par une intervention de Nadine Bakkar, étudiante en deuxième année de lettres françaises au Ceuln, qui a ramené le débat de son sujet central : Le lecteur a-t-il besoin d’une littérature qui le rapproche de la réalité ou, au contraire, d’une littérature qui l’éloigne du chaos dans lequel il vit et le transporte ailleurs, dans un monde inventé qui lui permet de s’évader du réel. « Je pense que la littérature est créée pour peindre la réalité telle qu’elle est, sans l’idéaliser, et non pas pour nous faire rêver et voyager dans des mondes mensongers », a répondu Jabbour Doueihy. Et d’ajouter, avant une séance de signature de son roman :  À mon avis, ce sont les programmes télévisés qui doivent jouer ce rôle

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