IDÉES La longue marche vers l’égalité et le spectre ploutocratique

 

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
17/03/2018

Alors que les élections législatives s’approchent à grands pas, nous sommes appelés à réfléchir en particulier aux nombreux obstacles qui entravent encore notre aspiration à l’égalité entre les citoyens libanais au cours de ce processus démocratique.

La nature même de la démocratie représentative nous y invite dans la mesure où elle présuppose à la fois l’égalité dans le droit à la représentation parmi les électeurs et l’égalité de chances entre les candidats. Ainsi, les électeurs devraient pouvoir voter librement pour le même nombre de candidats, et les candidats entrer dans la compétition sans contraintes financières insurmontables et avec un accès égal aux médias.

(Lire aussi : Législatives libanaises : seuls les candidats les plus riches peuvent vraiment mener campagne…)

Perte financière
Cependant, un autre frein majeur, et plus rarement évoqué, au fait que la Chambre des députés puisse accueillir l’éventail le plus large des catégories sociales, et permette véritablement l’expression de l’ensemble des intérêts au sein de la société libanaise, est celui relatif aux dépenses électorales. Si de nombreuses démocraties ont encadré ces dernières, c’est notamment parce que le plafond des dépenses est considéré comme un garde-fou permettant de maintenir une relative égalité des chances entre les candidats très fortunés et d’autres qui ont des moyens ordinaires ou modestes.

Au Liban, ce plafond est fixé par l’article 61 de la loi électorale n° 44 du 17 juin 2017 qui dispose que le compte électoral d’un candidat est composé de deux tranches : une somme forfaitaire de 150 millions de livres (environ 100 000 dollars) ; et une seconde tranche qui varie suivant les effectifs des électeurs inscrits dans la circonscription correspondante : elle est calculée sur la base de 5 000 livres par électeur……

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