Hier soir, ils ont fait danser Beyrouth

 


FÊTE DE LA MUSIQUE

Photos Michel Sayegh.

 

Anaïs DELMAS | OLJ

22/06/2017

Beyrouth a accueilli hier soir la 17e édition de la fête de la Musique, événement fédérateur (par excellence) de plusieurs communautés, générations et milieux qui se retrouvent chaque année – sous l’égide de l’Institut culturel français et des ministères de la Culture et du Tourisme, ainsi que de plusieurs ambassades partenaires – autour de musiques et d’énergies diverses. Au programme, sonorités jazz, rock, blues, soul, musiques folkloriques et DJ animant les divers quartiers de la ville, pour une grande partie de la nuit. L’occasion pour les Beyrouthins de célébrer la musique tout en se promenant dans les divers lieux sélectionnés pour l’occasion, se réappropriant les trottoirs de la ville et ses lieux publics
Les premières festivités ont débuté en intérieur : dans des églises, au Conservatoire national de musique et au musée archéologique de l’USJ, pour des concerts de musique classique. Du côté de Zaitunay Bay, l’ambiance était familiale et enjouée. La Chanterie de Beyrouth a attendri le public avec son chœur d’enfants reprenant des chansons françaises cultes, de France Gall à Enrico Macias. De nombreux adolescents et leurs parents étaient venus applaudir les jeunes chanteurs aux influences rock, pop et blues qui se sont succédé sur scène
Autre lieu, autre style : les thermes romains flirtaient avec des performances jazzy aux sons affirmés et maîtrisés, où un public d’amateurs s’était donné rendez-vous. Très pros, les divers musiciens ont donné à voir un spectacle captivant et piquant. Avec en bonus, une apparition très applaudie du trompettiste Ibrahim Maalouf qui doit se produire le mois prochain à Baalbeck.
La vibrante Gemmayzé expérimentait diverses musiques et danses, depuis les percussions africaines jusqu’à la danse folklorique uruguayenne en passant par le didgeridoo dans une rue où déambulaient les passants, se faufilant entre foodtrucks et formations de musiciens
À quelques pas de là, Mar Mikhaël gardait son cachet de quartier branché avec une ambiance résolument dance et electro. La rue d’Arménie était ainsi devenue exceptionnellement piétonne pour permettre aux fêtards de danser de tout leur saoul sur le bitume qui s’échauffait sous leurs pas

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