Helmut Kohl, homme public, tragédie privée

Derrière l’ombre écrasante du père de l’unification allemande et européenne se cache une famille déchirée. Ses deux fils en sont les témoins vivants.

Berlin, de notre correspondante,

Publié le | Le Point.fr
Avec Maike Kohl-Richter, « Helmut Kohl, affirment ses fils, vivait comme un prisonnier ». © WOLFGANG KUMM / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP/ WOLFGANG KUMM
« Vous avez devant vous un homme triste ». C’est les yeux rougis et le visage décomposé que Walter Kohl, 53 ans, le fils aîné d’Helmut Kohl, a témoigné hier soir sa tristesse face aux journalistes rassemblés devant la maison familiale de la petite ville d’Oggersheim. C’est là que Walter et Peter Kohl, les deux fils du chancelier décédé hier, ont passé leur enfance. Walter Kohl n’a pas voulu s’étendre hier sur sa relation difficile à son père et la nouvelle femme de celui-ci, Maike Kohl-Richter, de 34 ans sa cadette. Il s’est contenté de déplorer qu’Helmut Kohl ait rompu depuis des années toute relation avec ses deux fils et ses petits enfants. Walter Kohl confie pourtant qu’il a essayé à plusieurs reprises de rendre visite à son père, mais la police lui a interdit l’accès à la maison. Cloué à sa chaise roulante après avoir, en 2008, fait une mauvaise chute à la suite d’un AVC, incapable de parler distinctement, le visage figé, l’ancien chancelier vivait reclus dans son pavillon d’Oggersheim avec sa seconde épouse, une chrétienne-démocrate feu et flamme, ancienne collaboratrice de la section économie de la Chancellerie, qui faisait office de garde-malade et de gouvernante

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