ÉCONOMIE : Quatre banques mandatées pour une nouvelle émission d’eurobonds

Le ministère des Finances avait indiqué en début de semaine que cette émission d’obligation serait régie par la loi britannique plutôt que par celle de l’État de New York.
DETTE
OLJ
03/03/2017

 

Le ministère des Finances a chargé quatre banques, Barclays, Byblos Bank, JP Morgan et la SGBL, de gérer une émission d’eurobonds pour le compte de l’État libanais qui aura lieu le 20 mars prochain, a indiqué hier l’agence Reuters citant une source gouvernementale et plusieurs sources bancaires ayant requis l’anonymat. « Cette information sera rendue publique dans les deux prochains jours », a déclaré la source gouvernementale à Reuters. Contactés par L’Orient-le Jour, le ministère des Finances, la SGBL et la Byblos Bank n’ont pas souhaité commenter cette information à ce stade.
L’émission porterait sur « un minimum de 1,5 milliard de dollars » et permettrait de refinancer des titres arrivant à échéance le 20 mars, indique Reuters, qui confirme ainsi les propos tenus lundi dernier par une source proche du dossier à L’Orient-Le Jour.
Ce jour-là, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil avait organisé une réunion avec plusieurs banques étrangères – dont Barclay’s et J.P. Morgan – et libanaises, dans laquelle il leur avait indiqué que cette émission serait régie « par la loi britannique, qui est plus largement appliquée » par les autres pays de la région. Il avait ajouté que cela « n’annulait pas le programme d’émission d’eurobonds actuellement poursuivi et qui est régi par la législation en vigueur dans l’État de New York. »
« Ces deux législations sont assez similaires, mais dans la conjoncture actuelle, le droit britannique est un peu plus avantageux pour les parties prenantes à cette opération », avait indiqué à L’Orient-Le Jour la source précitée. M. Khalil avait également déclaré que cette émission allait inclure des « clauses d’action collective (CAC) », une disposition qui permet à une majorité qualifiée de détenteurs d’émission obligataire – « 75 % » selon M. Khalil – d’accepter une restructuration de la dette juridiquement contraignante pour l’ensemble d’entre eux.
Pour rappel, le Parlement a autorisé en octobre dernier le gouvernement à procéder à une nouvelle émission de 3 milliards de dollars d’eurobonds en 2017. Fin 2016, la dette publique brute s’élevait à 74,9 milliards de dollars, en hausse de 6,5 % sur un an. La dette en devises représentait 37,5 % de la dette publique brute, ce ratio étant plafonné à 50 % par la loi.

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