ÉCONOMIE : Moody’s applaudit à l’adoption des nouvelles taxes par le Parlement libanais

La note souveraine du Liban est maintenue à « B2 » avec perspective « négative » par Moodys. Photo : Reuters
GRILLE DES SALAIRES
OLJ
31/07/2017
L’agence de notation américaine Moody’s a salué dans un commentaire publié jeudi, et relayé depuis par certains sites d’information, l’adoption le 19 juillet par les députés des nouvelles mesures fiscales destinées à financer la nouvelle grille des salaires de la fonction publique.
Moody’s a notamment considéré que le vote de ces mesures relançait le processus de réforme fiscale – régulièrement préconisé par l’agence dans ses précédents rapports – et « ouvrait la voie » à l’adoption d’un budget pour la première fois depuis 2005. Moody’s a en outre considéré que cette dernière étape aurait un effet positif sur la note de crédit du pays « parce qu’elle permettra d’améliorer la transparence et la prévisibilité des finances publiques », et de réduire le déficit budgétaire – qui a atteint un niveau record en 2005 (4,94 milliards de dollars, en hausse de 25,1 % en un an). Selon l’agence, ces ajustements pourraient notamment avoir pour effet de faciliter l’adoption de nouvelles réformes, comme l’octroi de dons par les bailleurs de fonds internationaux. La note souveraine du Liban est maintenue a « B2 » avec perspective « négative » par Moodys.
Il s’agit de la première réaction d’une agence de notation internationale depuis l’adoption par le Parlement libanais d’une vingtaine de mesures fiscales devant permettre de couvrir la quasi-totalité des 1 200 milliards de livres (793,1 millions de dollars) que doit au minimum coûter la nouvelle grille des salaires, entérinée le 18 juillet.
Le relèvement de l’échelle des salaires – pour la première fois depuis 2012 – et l’adoption des taxes devant la financer, prévue en principe dans environ un mois, ont été critiqués par une partie de la classe politique et par la majorité des représentants du secteur privé. Pour rappel, la commission parlementaire des Finances et du Budget est actuellement en train d’achever l’examen du projet de budget pour 2017, qui pourrait être entériné par le Parlement dans les prochaines semaines.
Le Liban n’avait pas voté de budget depuis 2005. Soit parce qu’aucun projet de loi des finances n’avait été présenté aux députés (en 2011, 2013 et 2015) ; soit parce que ces derniers ne l’avaient pas discuté (entre 2006 et 2009, en 2012 et en 2014) ; soit en raison d’un refus parlementaire de l’adopter, comme en 2010.
(« L’OLJ »)

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