ÉCONOMIE : Les pays les plus pauvres ne profitent pas de la hausse de l’aide au développement

Les sommes consacrées à l’aide aux réfugiés ont grimpé de 27, 5 %, passant de 12,1 milliards à 15,4 milliards de dollars en 2016, selon l’OCDE. Éric Piermont/AFP

OCDE
OLJ
12/04/2017

Si les aides au développement allouées par les pays industrialisés ont augmenté de 8,9 % en 2016, à 142,6 milliards de dollars, dopées par l’assistance aux réfugiés, l’aide aux pays les plus pauvres continue de refluer, selon l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE)
Les sommes consacrées à l’aide aux réfugiés ont ainsi grimpé de 27, 5 %, passant de 12,1 milliards à 15,4 milliards de dollars, a précisé l’OCDE dans un communiqué. Même en excluant cette catégorie, les aides publiques au développement (APD) s’affichent toujours en hausse, de 7,1 %, et ont doublé depuis l’an 2000
En revanche, « l’aide bilatérale pour le groupe des pays les moins développés a été de 24 milliards de dollars en 2016, en baisse de 3,9 % », par rapport à 2015, relève l’OCDE. « Il est inacceptable – une fois encore – que l’aide aux pays les plus pauvres soit en régression », a déploré le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, cité dans le communiqué
Seuls six pays de l’OCDE – Allemagne, Danemark, Luxembourg, Norvège, Royaume-Uni et Suède – ont respecté en 2016 l’objectif des Nations unies de maintenir l’APD à un niveau égal ou supérieur à 0,7 % de leur revenu national brut. L’aide publique au développement a connu une forte hausse (+36,1 %) en Allemagne, le pays ayant doublé son aide aux réfugiés en un an. En France, la croissance a été plus modeste (+4,6 %). Les principaux contributeurs sont les États-Unis (33,6 milliards de dollars), l’Allemagne (24,7 milliards), le Royaume-Uni (18 milliards), le Japon (10,4 milliards) et la France (9,5 milliards)
L’aide française s’élevait à 0,5 % du PIB en 2010 contre 0,37 % actuellement, rappelle l’ONG Action contre la faim (ACF). Avec trois autres ONG (Action santé mondiale, Care France et One), l’ACF a publié un comparateur de programmes des 11 candidats à l’élection présidentielle française recensant leurs engagements en matière d’aide au développement. Seuls quatre d’entre eux (le socialiste Benoît Hamon, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, le représentant de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon et le croisé antifinance Jacques Cheminade) se sont engagés à porter l’aide française à 0,7 % du revenu national brut (RNB) avant la fin du prochain quinquennat, a relevé l’ONG One
Source : AFP

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