ÉCONOMIE Le port de Tripoli installe ses premières grues « géantes »

Les grues d’une cinquantaine de mètres de haut peuvent soulever jusqu’à 240 conteneurs. Photo Ani.
INFRASTRUCTURES
P.H.B. | OLJ
01/03/2017

Le directeur du port de Tripoli, Ahmad Tamer, et le président de la société qui opère son nouveau terminal porte-conteneurs, Antoine E. Amatouri, ont supervisé hier le lancement des opérations d’installation des deux portiques de manutention réceptionnés lundi dans le deuxième port du pays.

Ces grues « géantes » d’une cinquantaine de mètres de haut, capables de soulever jusqu’à 240 conteneurs (mesurés en équivalent vingt pieds ou EVP) doivent permettre aux équipes du port d’intervenir sur la quasi-totalité des navires. Le port a également réceptionné quatre nouvelles grues mobiles de 25 mètres de haut qui permettent de déplacer les conteneurs déchargés vers les aires de stockage, ainsi que d’autres équipements. Contacté par L’Orient-Le Jour, M. Amatouri fait état d’un « investissement total d’environ 50 millions de dollars, dont 35 millions pour financer l’achat des deux portiques et des 4 grues mobiles. »

L’ensemble de ces équipements ont été embarqués mi-décembre sur le navire Mega Caravan 2 qui les a acheminés à Tripoli depuis le port chinois de Qindgao. « Elles étaient initialement attendues en janvier », rappelle M. Amatouri, qui évoque un « retard lié aux conditions climatiques sur le trajet ». Selon lui, les équipes du port auront besoin de 45 jours au moins pour décharger et installer les nouveaux équipements.

Concurrencer Beyrouth

Le port de Tripoli est équipé depuis 2012 d’un terminal porte-conteneurs de 600 mètres de long avec un bassin assez profond pour accueillir la majorité des navires. Ce quai, géré par Gulftainer, est opérationnel depuis fin 2015. « Ces nouvelles grues vont permettre de brasser entre 50 000 EVP et 60 000 EVP d’ici à fin 2017 et plus de 100 000 EVP en 2018 », a encore précisé M. Amatouri.

Avec ces nouveaux équipements, la direction du port de Tripoli espère concurrencer progressivement le port de Beyrouth, le plus important du pays. « C’est une étape importante pour permettre à Tripoli d’héberger un des ports les plus importants de la région », a déclaré pour sa part M. Tamer à l’Agence nationale d’information. Il a également estimé qu’il était « plus rentable pour l’État d’investir dans de nouvelles infrastructures pour équiper les ports de Tripoli et de Saïda », et de « réduire le volume des investissements dans le port de Beyrouth ».

P.H.B.

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