ÉCONOMIE : Brèves monde

OLJ
20/07/2017
Gaz

La Bulgarie veut être desservie par Turkstream

La Bulgarie a annoncé hier avoir demandé à Bruxelles l’autorisation de négocier avec Moscou pour qu’une des deux conduites du gazoduc russe Turkstream sous la mer Noire débouche en Bulgarie plutôt qu’en Turquie.
Estimant que « toute la région est devenue dépendante de la Turquie », le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, lors d’une conférence avec les ambassadeurs bulgares à l’étranger, a fait référence à l’abandon en 2014, sous la pression de Bruxelles et de Washington, du projet de gazoduc South Stream. Celui-ci devait transporter du gaz russe vers l’Europe via la mer Noire et la Bulgarie.
La Russie l’a partiellement remplacé par le Turkstream dont la construction de la partie en eau profonde a été lancée le 23 juin. Le projet prévoit la construction de deux conduites d’une capacité de 15,75 milliards de mètres cubes de gaz chacune. La Bulgarie demande notamment que la seconde conduite parvienne directement à son port de Varna, sur la mer Noire, comme c’était prévu pour South Stream, et pas en Turquie.
Selon les dernières données publiées par la société de transit Bulgartransgaz, la Bulgarie a vu transiter en 2015 11,9 milliards m3 vers la Turquie, 2 milliards m3 vers la Grèce et 206 millions m3 vers la Macédoine, la valeur des taxes de transit s’élevant à 103 millions d’euros (118 millions de dollars).

Pétrole
L’Équateur revient sur son accord avec l’OPEP

L’Équateur, avide de devises à cause de la chute des cours du brut et d’un important déficit fiscal, va augmenter la production de pétrole en dépit de l’accord signé par les pays de l’OPEP qui allait dans le sens contraire.
« Nous avons besoin de fonds pour les caisses de l’État et nous avons donc pris la décision d’accroître peu à peu notre production », a déclaré lundi le ministre du Pétrole Carlos Pérez à une télévision locale.
Les membres de l’OPEP étaient parvenus le 30 novembre 2016 à s’entendre sur une baisse de leur propre production en vue de faire remonter les prix. L’accord a été prolongé jusqu’à fin mars 2018. L’Équateur « avait une restriction d’environ 26 000 barils quotidiens, selon l’accord avec l’OPEP. (…) Nous sommes à un niveau de réduction de quelque 16 000 barils par jour », a ajouté le ministre.
Cependant, à l’issue d’une conversation mardi avec le ministre de l’Énergie d’Arabie saoudite, Khalid el-Falih, M. Pérez a assuré dans un communiqué que l’Équateur continuerait à soutenir les efforts en vue d’une stabilisation du marché.

Commerce
Premières discussions sur l’Alena du 16 au 20 août

Le premier round de renégociations de l’accord nord-américain de libre-échange Alena entre les États-Unis, le Canada et le Mexique se tiendra sur quatre jours à partir du 16 août à Washington, a annoncé hier le représentant spécial au Commerce extérieur américain (USTR).
Ces négociations font suite à une période de 90 jours de consultations menées avec le Congrès et des organisations professionnelles et groupements d’entreprises.
L’accord de libre-échange, signé en 1994, est dans le collimateur du président Donald Trump depuis sa campagne électorale. Depuis sa signature, la balance commerciale avec le Mexique est passée d’un excédent pour les États-Unis de 1,3 milliard de dollars à un déficit de 64 milliards, selon les chiffres de l’USTR.

اضف رد

لن يتم نشر البريد الإلكتروني . الحقول المطلوبة مشار لها بـ *

*