ÉCONOMIE : Brèves monde

OLJ
25/05/2017

Finance
BNP Paribas écope d’une amende pour manipulation des changes aux États-Unis

BNP Paribas a écopé hier d’une amende de 350 millions de dollars aux États-Unis pour des malversations commises par ses traders sur le marché des changes, qui brasse l’équivalent de 5 300 milliards de dollars de transactions par jour.
« La banque a accordé peu d’attention à la surveillance de son activité de courtage des changes, ce qui a permis à ses traders et d’autres de violer la législation de l’État de New York pendant plusieurs années et d’abuser de la confiance des clients », fustige dans un communiqué Maria Vullo, la patronne du régulateur des services financiers (DFS) de New York. Mme Vullo explique que, de 2007 à 2011, une douzaine de cambistes de l’établissement français basés à New York, Londres et Tokyo se sont entendus sur des plateformes de messagerie instantanée pour manipuler les taux de référence de devises de pays émergents comme le rand sud-africain, le forint hongrois et la livre turque

Turquie
Ankara limite les importations de blé russe

Les exportateurs russes de céréales se heurtent à des restrictions dans leurs livraisons à la Turquie, l’un de ses principaux acheteurs de blé russe, en représailles au maintien de l’embargo de Moscou sur les tomates turques, a indiqué hier le Kremlin.
Selon des sources citées mercredi matin par le journal russe Vedomosti et l’agence Interfax, Ankara a décidé d’accorder seulement entre 20 % et 25 % des licences d’importation de blé à des sociétés russes. La Russie, premier exportateur mondial, représentait ces dernières années les trois quarts des importations de blé turques, essentielles pour l’industrie meunière turque.
Lundi, Moscou et Ankara ont signé un accord prévoyant la levée de sanctions russes toujours en vigueur contre Ankara depuis une grave crise diplomatique causée par la destruction d’un avion de combat russe par l’aviation turque au-dessus de la frontière avec la Syrie en 2015
Moscou a ainsi autorisé de nouveau certains fruits et légumes sur son marché, à l’exclusion des tomates, produit-clé pour la Turquie qui fournissait avant l’embargo presque la moitié des tomates consommées en Russie. Mécontente du temps pris par la Russie pour mettre fin à son embargo malgré la réconciliation amorcée l’été dernier entre les deux pays, Ankara avait bloqué ces derniers mois toutes les importations de blé russe, selon des représentants agricoles russes

Budget américain
Le projet de Trump menace l’activité de l’ONU

Les Nations unies se retrouveront dans l’impossibilité d’assumer leurs missions essentielles avec la forte réduction de la contribution financière des États-Unis envisagée par Donald Trump, a déclaré hier un porte-parole de l’ONU.
Le projet de budget du président américain prévoit de réduire d’un tiers les dépenses consacrées à la diplomatie et à l’aide internationale des États-Unis, soit près de 19 milliards de dollars. Cela inclut une réduction d’environ un milliard de dollars du financement des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Les États-Unis contribuent à hauteur de 22 % au budget de base de 5,4 milliards de dollars de l’ONU et à hauteur de 28,5 % aux opérations de maintien de la paix, qui coûtent 7,9 milliards de dollars, ce qui en fait les plus importants contributeurs financiers de l’ONU

Commerce
Aléna : Mexique et Canada pour une renégociation tripartite

Le Canada et le Mexique ont plaidé mardi pour une renégociation tripartite, avec les États-Unis, de l’accord de libre-échange Aléna, malgré les différences de situation de chaque partenaire
Washington a lancé officiellement jeudi dernier le processus de renégociation de cet accord, maintes fois attaqué par le président Donald Trump, mais selon le secrétaire au Commerce américain, Wilbur Ross, la Maison-Blanche n’a pas encore décidé si les discussions se feraient avec chaque pays ou de manière collective
« L’Aléna est un accord tripartite. Pour le Canada, c’est tout simplement une question de bon sens, l’Aléna doit être modernisé avec l’accord des trois membres », a déclaré la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, lors d’une rencontre à Mexico avec son homologue Luis Videgaray

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