ÉCONOMIE : Brèves Liban

 

OLJ
09/08/2017
Hydrocarbures offshore

Les députés veulent écarter les hauts fonctionnaires et leurs proches du secteur
La commission parlementaire de l’Énergie et de l’Eau a introduit hier une nouvelle disposition dans la proposition de loi sur la transparence dans le secteur des hydrocarbures. Selon le président de la commission, le député Mohammad Kabbani (Futur), cette disposition prévoit d’interdire aux élus et hauts fonctionnaires ainsi qu’à leurs proches toute possibilité d’investir dans des activités pétrolières ou d’occuper un poste au sein d’une compagnie pétrolière. La mesure concerne « les présidents, les ministres, les députés, les chefs des appareils sécuritaires, les grands magistrats, les ambassadeurs, les consuls et les hauts fonctionnaires », a précisé M. Kabbani à l’issue de la réunion.
La proposition de loi sur la transparence dans le secteur des hydrocarbures a été soumise en mars 2015 au Parlement par le député Joseph Maalouf (Forces libanaises). Le texte, qui n’a pas été rendu public, insiste notamment sur les règles destinées à assurer la transparence du processus d’attribution des licences et prévoit des sanctions pénales à l’encontre de tout fonctionnaire impliqué dans des affaires de corruption.
Bloqué pendant des années, le dossier de l’exploitation des réserves présumées d’hydrocarbures offshore a été réactivé début 2017. Quelque 53 compagnies pétrolières préqualifiées ont jusqu’au 15 septembre pour déposer leurs offres pour l’attribution des licences d’exploration de cinq des dix blocs de la zone économique exclusive libanaise.

Commerce de détail
L’indice ACB/Fransabank au plus bas au deuxième trimestre
L’indice de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) et de la Fransabank, qui mesure l’activité commerciale de détail, a atteint 45,57 points à la fin juin, en baisse de 6,9 % en glissement annuel. Il s’agit du plus bas niveau trimestriel mesuré depuis le lancement de cet indice, calculé à partir d’une base de 100 points correspondant au quatrième trimestre de 2011 et pondérant les résultats des entreprises en fonction du taux d’inflation calculé par l’Administration centrale de la statistique (+3,48 % sur la même période).
Ce faible niveau d’activité résulte principalement d’une « détérioration accrue du pouvoir d’achat des ménages, qui ont revu à la baisse leurs attentes quant à une amélioration de leur situation financière dans un futur proche », indique le communiqué de l’ACB et de la Fransabank. Les auteurs de l’étude mettent également en garde contre la nouvelle série de mesures fiscales – votées en juillet par le Parlement pour financer la nouvelle grille des salaires de la fonction publique – qui auront « des effets négatifs » sur l’ensemble de l’économie si elles sont appliquées.

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