ÉCONOMIE : Brèves

OLJ

26/01/2017

Croissance : Salamé confiant pour 2017
Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a affiché hier, lors d’un déjeuner organisé pour les 25 ans du Forum économique libanais –
une organisation patronale –
sa confiance concernant la situation économique du pays en 2017.
« Le Liban a atteint des résultats en 2016 qui lui permettront de soutenir la croissance de son économie en 2017, en particulier avec le retour de la stabilité politique dans le sillage de l’élection de Michel Aoun à la présidence de la République », a-t-il déclaré, estimant que la croissance avait atteint « environ 2 % » sur cette période. Une estimation légèrement supérieure à celle de la Banque mondiale (1,8 %).
M. Salamé a également souligné que la balance des paiements avait enregistré « un excédent de 1,3 milliard de dollars en 2016 » et que les actifs de la BDL en devises avaient atteint un pic « historique », grâce à l’ingénierie financière lancée par la BDL. Menée entre mai et août, cette opération pilotée par la BDL avait conduit les banques libanaises à racheter des titres de dettes publiques en dollars à la BDL avec des devises provenant de l’extérieur, dopant ainsi les entrées de capitaux vers le Liban.

Le ministère du Travail veut renouveler la composition du comité de l’indice des prix
Le ministre du Travail Mohammad Kabbara a déclaré hier au quotidien al-Joumhouria son intention de renouveler la composition du comité de l’indice des prix, sans communiquer de calendrier précis.
Créé par le décret 4206 du 8 août 1981, cet organe consultatif composé de syndicats et organisations patronales est réuni, au moins une fois par an, à l’initiative du ministère du Travail afin d’émettre des recommandations sur le niveau des salaires ou des primes liées à l’inflation.
Lorsque l’ancien ministre du Travail, Sejaan Azzi, avait réuni ce comité en août dernier afin d’étudier la possibilité de relever le salaire minimum à 1,2 million de livres, sans résultat, plusieurs organisations syndicales avaient dénoncé leur absence de cette réunion.

Transports
En 2017, Boeing va livrer plus d’avions qu’en 2016
L’avionneur Boeing a annoncé hier, dans un communiqué, qu’il allait livrer plus d’avions en 2017 comparé à 2016 après des résultats annuels meilleurs qu’attendu. Le groupe de Chicago envisage de livrer entre 760 et 765 avions aux compagnies aériennes, soit au moins 12 avions de plus qu’en 2016 (748 avions).
Les livraisons sont un baromètre de la santé financière d’un groupe aéronautique car les compagnies aériennes règlent traditionnellement quand elles prennent possession de l’appareil. Pour 2017, Boeing table sur un chiffre d’affaires compris entre 90,5 et 92,5 milliards de dollars et un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 9,10 à 9,30 dollars.

Industrie
La production d’acier mondiale en hausse de 0,8 % en 2016
La production mondiale d’acier brut a augmenté de 0,8 % en 2016, selon des données publiées hier, avec une hausse notable en Chine, le premier producteur mondial, en dépit des efforts de Pékin pour supprimer les capacités excédentaires du secteur. La production a atteint 1 629 millions de tonnes contre 1 615 millions en 2015, a fait savoir l’Association mondiale de l’acier (WSA). La production chinoise, à elle seule, s’est montée à 808 millions de tonnes, un chiffre en hausse de 1,2 %.
La Chine représente environ la moitié de la production mondiale.

Japon
Premier excédent commercial depuis 2010
Le Japon a dégagé en 2016 un excédent commercial pour la première fois depuis 2010, après cinq années dans le rouge consécutives à l’accident nucléaire de Fukushima.
Le solde s’est établi l’an dernier à 4 074 milliards de yens (36 milliards de dollars), à comparer à un déficit de 2 791,6 milliards (24,7 milliards de dollars) en 2015, selon les statistiques publiées hier par le ministère des Finances.
Après le drame de Fukushima, le déficit commercial annuel avait explosé : il avait atteint le niveau historique de 12 816 milliards (113,2 milliards de dollars) en 2014.

Russie
Chute de 9 % du pouvoir d’achat en deux ans
La crise économique qui frappe la Russie depuis deux ans a provoqué une chute de près de 9 % du pouvoir d’achat des ménages, plombant leur consommation, selon des statistiques officielles publiées hier.
Selon le rapport mensuel de conjoncture de l’agence Rosstat, les revenus réels, principal indicateur du pouvoir d’achat, ont reculé de 5,9 % en 2016 après une baisse de 3,2 % en 2015, soit un plongeon total de 8,9 % au cours de la plus longue récession traversée par le pays depuis l’arrivée au Kremlin de Vladimir Poutine en 2000.
La Russie a traversé deux ans de récession dus à l’effondrement des prix du pétrole, dont son économie est très dépendante, et des sanctions imposées par les Occidentaux à la suite de la crise ukrainienne. La crise a été marquée notamment par une envolée des prix, d’où des effets directs pour la population.

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