Dans le quartier de Basta, l’histoire et les histoires

L’imposante statue de Béchara el-Khoury. Photo Michel Sayegh


ZAWARIB BEIRUT
Des repères historiques deviennent aussi des repères géographiques et affectifs…

Bahi GHUBRIL | OLJ06/01/2018

Après avoir longtemps été Premier ministre dans les années 20, Béchara el-Khoury est élu président de la République du Liban sous mandat français en septembre 1943. Deux mois plus tard, il est emprisonné durant 11 jours dans la tour de Rachaya, en même temps que Pierre Gemayel, Camille Chamoun et Riad el-Solh. Il deviendra très vite un personnage essentiel dans l’indépendance du Liban, signée le 22 novembre 1943. Ahmad Daouk, un allié important, a également été Premier ministre avant l’indépendance, puis dans les années 60.

Le chemin qui a mené à l’indépendance a été long et difficile. La rue de l’indépendance – un hasard ? –, est l’une des plus longues de Beyrouth, s’étalant sur 4 km, du fleuve à l’est, jusqu’à Ras Beirut, à l’ouest. Notre promenade, cette semaine, nous mène de la rue Istiklal, au niveau de l’avenue Béchara el-Khoury, jusqu’à la rue Ahmad Daouk. Une ballade chargée de références historiques dans une région sous-évaluée et méconnue, qui couvre Basta et Bachoura. Dans ces deux secteurs de la ville, un sentiment d’authenticité se dégage de chaque impasse, de chaque ruelle. Un chaos organisé composé du marché aux puces réunissant de précieux antiquaires, d’un cimetière ottoman, de jardins publics et d’un surprenant et néanmoins charmant mélange de vieille architecture ornementale et de nouvelles bâtisses sans âmes ni histoires…..

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