CULTURE : Qu’est-ce que ce « Hah », sinon ouverture et polyvalence…

Fraîchement inaugurée, la Hammana Artist House accueille le festival pluridisciplinaire « Nehna wel amar wel jiran » du 2 au 3 septembre, prenant ainsi le relais après Beyrouth.

23/08/2017

De l’extérieur, les volets azurs dénotent nettement du fier bâtiment tout juste rénové. De l’intérieur, chaque pièce bénéficie d’une belle luminosité et d’une vue sur les alentours et le village.

La Hammana Artist House (Hah) a ouvert officiellement ses portes samedi 12 août. Elle est le produit d’une longue histoire et de trois ans de conversations et de débats pour décider du projet qui l’habiterait. Finalement, l’espace a été imaginé afin d’accueillir artistes, villageois et curieux mais aussi enfants désireux de s’initier à l’art sous ses formes les plus diverses. Deux mots prévalent pour définir le lieu : polyvalence et ouverture. Polyvalence pour permettre de s’adapter aux différents événements qui se dérouleront dans la maison, et ouverture pour promouvoir le partage et l’échange. Entre salons pour se réunir et discuter, chambres à coucher, bureau, cuisines et, la pièce maîtresse, une superbe salle de danse, les visiteurs de plus ou moins long terme ont de quoi se sentir chez eux. Car le collectif Kahraba, à la direction artistique des lieux, le répète : « La maison doit vivre. » L’essentiel pour ces médiateurs culturels est de déplacer le pôle culturel et le rendre, si possible, mobile. Une décentralisation en somme, qui devrait permettre de créer un réseau neuf au sein de Hammana, mais également des villages voisins. « Les gens ne sont plus obligés de se déplacer jusqu’à Beyrouth », ajoute le collectif. L’objectif est également de proposer aux structures beyrouthines des événements en décentralisation. Connecter le Liban tout entier par l’art, en somme.

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