CULTURE : Picasso traverse la Méditerranée

COLLECTIONS
OLJ
16/05/2017

 

Face à Picasso : Rabat accueille à partir de demain, mercredi 17 mai, une exposition majeure sur Pablo Picasso, avec plus d’une centaine d’œuvres du maître espagnol
L’exposition, qui se tient jusqu’au 31 juillet au Musée Mohammad VI d’art moderne et contemporain de Rabat (MMVI), « est un véritable événement », se félicite Colline Zellal, conservatrice du patrimoine au musée national Picasso-Paris et commissaire de l’exposition. « Avoir 115 œuvres de Picasso dans un seul et même espace, c’est un rêve », renchérit Abdelaziz el-Idrissi, le directeur du musée. Car les Marocains « vont voir pour la première fois des œuvres de référence qu’ils ont vues uniquement dans les manuels scolaires ». Le royaume, qui ne compte qu’une quinzaine de musées publics jusque-là peu fréquentés, affiche depuis quelques années sa volonté de dynamiser la culture, en particulier à Rabat, érigée en –  Ville Lumière
Face à Picasso revient sur « l’ensemble de la vie et de la production » de ce prodigieux inventeur de formes, qui a vécu au service de l’art et révolutionné la peinture du XXe siècle. Peintre, dessinateur, sculpteur, céramiste, graveur, décorateur, écrivain même, Pablo Ruiz Picasso a laissé plus de 60 000 œuvres avant son décès à 91 ans dans son dernier atelier du sud de la France à Mougins (Alpes-Maritimes) en 1973. L’exposition, organisée par la Fondation nationale des musées du Maroc (FNMM) en collaboration avec le musée national Picasso-Paris, est un parcours pluridisciplinaire et chronologique de l’œuvre de l’artiste. « On commence aux toutes premières années de sa production avec une toile que Picasso a peinte à 14 ans (La fillette aux pieds nus, 1895). Et on va jusqu’à la fin de sa vie avec un de ses derniers autoportraits, Le jeune peintre (1972) », énumère Mme Zellal

L’artiste et son modèle
« L’idée est de montrer les différents styles qu’il a traversés et révolutionnés tout au long de sa vie, avec toutefois un thème qui sert de fil rouge à l’ensemble du parcours : celui de l’artiste et son modèle », explique-t-elle. Car l’ensemble des techniques et des styles que « s’approprie » le natif de Malaga sont « mis en lumière à travers la question du modèle, que l’artiste n’a de cesse d’explorer tout au long de sa vie et qu’il plie à toutes les métamorphoses », selon les organisateurs
Dans la centaine d’œuvres exposées, issues des collections du musée national Picasso-Paris, figurent La cuisine (1948), à la mémoire du poète Guillaume Apollinaire, Nu assis (étude pour Les demoiselles d’Avignon, hiver 1906-1907), La lecture (1932), La femme enceinte (1959), La femme aux mains jointes (1907) mais aussi des sculptures, photographies, céramiques… « C’est un parcours ludique, jalonné par des œuvres considérées comme des références, depuis les débuts de Picasso jusqu’aux derniers jours avant sa disparition. Cela veut dire que c’est un parcours complet d’un des maîtres de la création artistique à l’échelle planétaire », poursuit M. el-Idrissi. Il s’agit aussi « d’aborder la question de l’influence de l’art africain sur l’œuvre » de Picasso, une « influence particulièrement nette au cours de la période cubiste », selon les organisateurs

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