CULTURE – Marcel Ghosn : J’avais envie de montrer un directeur virant son employé

THÉÂTREAvec « Cease Cesar », le jeune auteur et metteur en scène transforme la scène du théâtre Gemmayzé en drôle d’école. Quelques questions pour en savoir

18/03/2017

Marcel Ghosn, votre nom est associé à des comédies piquantes comme « Psy I », « Psy II » et dernièrement « Lies and Likes », est-ce que « Cease Ceasar » s’inscrit dans cette lignée
Cease Ceasar est une comédie, en libanais, comme les précédentes, mais avec une approche moins psychologique que Lies and Likes ou PSY. C’est-à-dire qu’on y privilégie plus les situations que l’analyse des personnages.

Quel est le thème de votre nouvelle pièce et d’où vient l’inspiration 
César, fils d’un ministre, a été attaqué au sein même de l’établissement où il est scolarisé. Il a été battu par un groupe d’élèves, en l’absence de l’enseignant, monsieur Nouhad. Avisé, le directeur, monsieur Gédéon, cherche à régler le problème très vite, avant que le ministre, père de la victime, n’ordonne la fermeture de l’école. Il décide donc de faire endosser la responsabilité à l’instituteur et, par conséquent, de le congédier. Mais ce dernier menace de porter atteinte à la réputation de l’établissement en déballant l’histoire à travers les médias et autres réseaux sociaux…
Au départ, j’avais envie de monter un thème autour d’un directeur en train de virer un salarié. À la sauce comique, évidemment. Et puis, l’idée m’est venue de situer cette action au sein de l’administration d’une école. C’est un lieu intéressant, parce qu’on peut critiquer les enseignants, le système d’éducation, les pistons, les élèves

Qui critiquez-vous au juste dans cette pièce 
En dépeignant un directeur et toute une direction d’établissement scolaire soumis à un élève qui est, lui, fils de ministre, c’est la différence sociale que je pointe du doigt. Celle qui fait que la classe pauvre est toujours à la merci des plus riches. Il n’y pas d’égalité, même dans un environnement éducatif comme l’école. Je voulais aussi critiquer le comportement de la nouvelle génération et évoquer les difficultés des enseignants à gérer de nos jours des élèves constamment branchés à leurs tablettes tactiles, leurs téléphones portables ainsi que sur les réseaux sociaux. Et puis, je voulais braquer les projecteurs sur la précarité de l’emploi dans le corps enseignant, sur ces maîtres qui ont toujours peur d’être licenciés, qui cumulent les heures de cours et dont le dur labeur reste malgré tout sous-payé

Présentez-nous votre troupe de comédiens
C’est un mélange de comédiens professionnels, d’amateurs et d’étudiants. Ils sont 13 au total, dont le tout jeune Alex Tatarian qui interprète le rôle de César. Sinon, il s’agit de Tony Keyrouz, Richard P. T. Audisho, Zeina Kazan Godressi, Shant Baghdassarian, Cynthia Ziadé, Carole Kahwagi, Elsa Antoun, Élissa Bakhos, Rakelle Nassif, Joëlle Feghali et Joy Hajali

À quel public s’adresse-t-elle ?
C’est une pièce tout public, à partir de 15 ans

* Au théâtre Gemmayzé, jusqu’au 2 avril. Les vendredis, samedis et dimanches, à 20h30. Billets en vente dans toutes les branches de la librairie Antoine

اضف رد

لن يتم نشر البريد الإلكتروني . الحقول المطلوبة مشار لها بـ *

*