CULTURE Le BIFF fête ses 20 printemps

 


Joanna Baloglou (SGBL) et Alice Eddé (présidente du BIFF) entourent la directrice du festival Colette Naufal. Photo Michel Sayegh

FESTIVALLe Festival international du film de Beyrouth, qui démarre le 4 octobre et s’achève le 12, aborde, entre autres thèmes, le terrorisme, l’extrémisme et les migrants, et confirme son statut de plateforme du Moyen-Orient.

C. K. | OLJ
21/09/2017
Au cours d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Le Gray, la directrice du Festival international du film de Beyrouth (BIFF), Colette Naufal, a commencé par rappeler que le festival est né en 1997, alors que « tout le Liban était un immense chantier de reconstruction après la guerre civile », soulignant qu’« au fil des ans, le Liban, seul pays réellement démocratique de la région et connu pour sa liberté d’expression, a permis de faire du BIFF la plateforme idéale du Moyen-Orient ».

Cette cuvée se distingue par la présence de nombreuses figures de l’industrie cinématographique et par un riche programme, composé de films primés ou sélectionnés dans des festivals internationaux. Colette Naufal a tenu à remercier « vivement » la SGBL, « l’ inconditionnel partenaire officiel du festival durant ces 19 ans. Dans les bons comme dans les mauvais moments, la SGBL a toujours appuyé notre vision et nos objectifs », a-t-elle dit. Elle a par ailleurs précisé que la municipalité de Beyrouth « est cette année l’un des principaux parrains de l’aventure du BIFF », et qu’elle tient à soutenir la culture et le cinéma. Pour sa part, la directrice marketing de la SGBL, Joanna Baloglou, a souligné que si la banque accompagne le festival depuis des années, « c’est parce qu’elle s’est engagée à soutenir les activités culturelles et artistiques qui contribuent au développement de notre société ». Elle a également noté que « le BIFF permet chaque année aux cinéphiles au Liban de voir de nouveaux films qui n’ont pas encore été projetés dans les cinémas et de présenter de nouvelles œuvres d’artistes appartenant à notre monde arabe ».

120 battements par minute
Les projections du festival auront lieu au cinéma Metropolis Empire Sofil. L’ouverture du festival sera assurée par La Cordillera de l’Argentin Santiago Mitre, en présence du réalisateur et de son épouse, l’actrice Dolores Fonzi. Quant à la clôture, elle se fera avec le film d’animation Loving Vincent de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, sur les derniers jours de Vincent Van Gogh. Ce film est le fruit d’un travail qui a duré sept ans, avec 125 peintres du monde entier et 65 000 séquences peintes à la main ; il reconstitue le monde de Van Gogh dans une expérience cinématographique unique en son genre.
Seize films sont donc projetés dans le cadre du Panorama international, dont A Prayer Before Dawn de Jean-Stéphane Sauvaire, qui sera présent au festival avec la productrice Rita Dagher ; Becoming Cary Grant, du Britannique Mark Kidel, invité au festival ; Redoutable, de Michel Hazanavicius, attendu à Beyrouth avec son épouse, l’actrice Bérénice Bejo. Également au programme Viceroy’s House de Gurinder Chadha et Directions de Stephan Komandarev. La sélection comprend aussi 120 battements par minute du Français Robin Campillo, un des quatre films susceptibles de représenter la France aux oscars dans la catégorie des films en langue étrangère. Les festivaliers auront aussi l’occasion de voir Bewildered Cinema : Lebanese Cinema de Diana Moukalled, un voyage visuel dans le temps à travers l’histoire du cinéma libanais.

Cinq films entrent en compétition dans la catégorie Documentaires du Moyen-Orient, dont deux représentent le Liban : Art not Art de Peter Moussa et Water and Sand de la Libano-Canadienne Nathalie Attallah. La compétition Courts-métrages regroupe 18 films, dont 5 libanais : Andrea, d’Edwin Harb-Kadri ; As we go, de Ghina Daou ; Missed call de Christy Whaibe ; Cargo de Karim Rahbani et Till when ? de Majd Fayad.
La catégorie Front du refus est subdivisée en deux : espace public (10 films), ainsi qu’une section écologique (un film) et une autre culinaire (un film), avec des projections hors compétition qui traitent des principaux défis de notre époque dans la région. Entre autres : The Venerable W. de Barbet Schroeder, projeté en collaboration avec l’ambassade suisse au Liban, et Le Cèdre et l’Acier de Valérie Vincent (France).

Le jury et les invités
Cette année, le jury sera coprésidé par les réalisateurs américain Jonathan Nossiter et argentin Santiago Amigorena, et comprend deux autres membres, le réalisateur libanais Ziad Doueiri et l’actrice française Vahina Giocante. Le BIFF rendra également hommage dans cette édition au cinéaste iranien Abbas Kiarostami, « grand réalisateur et ami du festival », selon Colette Naufal. Quant au ministère du Tourisme, il présente durant ce festival six courts-métrages sur le Liban d’avant-guerre (1975).

Les billets seront en vente au prix de 8 000 LL pour les projections régulières, à partir du 25 septembre (de 16h00 à 22h00) au cinéma Metropolis Empire Sofil. Pour plus d’informations, contacter le BIFF au 70/141843, ou le Metropolis Empire Sofil au 01/204080.

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