CULTURE : Iflix, vidéo à la demande et sur mesure

 

Après la Malaisie et la région MENA, Iflix étend ses tentacules vers les pays arabes. Nader Sobhan, directeur régional, grâce à qui ce service d’abonnement vidéo à la demande a atteint le Liban, s’est confié à « L’OLJ ».

20/07/2017
Il y a deux ans « Catcha Group », groupe international d’internet, crée Iflix en Malaisie pour offrir un service d’abonnement vidéo à la demande via l’internet pour l’Est de l’Asie. « Il fallait, précise Nader Sobhan, comprendre auparavant les difficultés qu’impliquait le produit, à savoir l’internet et le contenu, qui devait être localisé et être à la portée de tous. Il fallait aussi que le prix soit modique. »

« Vous souvenez-vous quand, pour la dernière fois, vous vous êtes rué à la maison pour attraper votre série préférée ? » poursuit le directeur régional d’Iflix. « Aujourd’hui, la notion de divertissement a totalement changé. Aujourd’hui, tout marche à la demande. »

Et de poursuivre : « En ce qui concerne le contenu, il fallait voir ce que les gens apprécient vraiment et recherchent. Et faire attention à ne pas limiter l’offre à des shows américains ou occidentaux, mais proposer aussi des programmes locaux avec lesquels les spectateurs puissent se connecter. Par ailleurs, la région du MENA souffrant d’un internet défaillant, il fallait pallier ce problème. De plus, la carte de crédit, pour le paiement en ligne, n’est pas aussi répandue qu’ailleurs dans le monde. »

Face à ces obstacles, pas question pour le jeune directeur, qui fut le premier employé d’Iflix, de baisser les bras. « Nous savions que nous faisions tout simplement face à un marché émergent. » Il fallait résoudre ces difficultés sans en faire supporter le coût aux usagers.

C’est ainsi qu’en six mois, l’entreprise est passée à soixante petites fourmis ouvrières. En ce qui concerne le Liban, puisqu’il était essentiel pour Iflix de s’affirmer et de s’intégrer dans le système, une équipe locale a été mise et place et s’est immédiatement mise au travail.

La démarche est aujourd’hui couronnée de succès. Et pour ce faire, les étapes se sont succédé de la sorte : acheter le contenu propice, travailler de manière optimale sur les données, mais aussi instaurer des joint-ventures avec les groupes de télécommunications de la région, notamment Zain (qui gère Touch au Liban). Un succès qui prend forme avec 9 000 heures de films achetées et 2 000 points de vente – bientôt 5 000 (comme Liban ost, Cash United, Virgin Megastore…) – installés à travers le pays pour permettre à l’usager de s’abonner facilement sans carte de crédit. De plus, un abonnement à bas prix (4 dollars par mois) rend ce produit accessible à toute la population.

Enfin, au programme, un mélange intelligent des meilleurs programmes, comme la série Vikings, ou Mr Robot, ou encore, exclusivement sur Iflix, la série Riviera. Une offre bien dosée avec, en sus des productions américaines, des programmes français, d’autres venus tout droit de Bollywood ou encore des films arabes, libanais et turcs. Avec, bien sûr, les sous-titrages appropriés. Ces programmes peuvent être visibles sur différents appareils (5 au total) et cela pour un même abonnement.

« Jusqu’à aujourd’hui, l’entreprise continue de tester et sonder la région. Elle continuera à résoudre les problèmes au cas par cas ainsi que les difficultés locales du pays, car Iflix s’est engagée depuis sa création à être au service du divertissement des grands et petits et à leur offrir le meilleur. En espérant avoir plus de 30 000 heures de contenu à la fin de l’année », conclut Nader Sobhan.

اضف رد

لن يتم نشر البريد الإلكتروني . الحقول المطلوبة مشار لها بـ *

*