CAMPUS : Pour ces jeunes Libanais, Stanford est la porte vers le succès

 

Ils ont eu la chance de poursuivre leurs études en Californie à la Stanford University, classée deuxième mondialement, de participer à des programmes interdisciplinaires dans des locaux où des compagnies comme Google ont vu le jour et d’acquérir un esprit d’entrepreneuriat impressionnant.

19/08/2017Il en a rêvé. Il l’a fait. Fadi Zoghzoghy, qui a terminé récemment son doctorat en statistiques analytiques et modélisation d’éclairage, utilisant la télédétection radio, a supervisé avec brio l’ingénierie, le développement et la mise en place de la plateforme BridgeAthletic. Celle-ci propose des outils de haute performance dédiés aux éducateurs sportifs, physiothérapeutes et athlètes, les aidant à explorer au maximum leur potentiel. Passionné de sport dès son plus jeune âge, Fadi a mené son équipe scolaire de basket-ball au Collège des frères maristes de Champville à un championnat en 2005. S’il a choisi Stanford, après l’université d’Amherst au Massachusetts, c’est pour une raison précise : « C’est le programme apte à développer le plus mon esprit d’entrepreneuriat. Je voulais que ma passion pour le sport se marie avec mon métier. Je tenais aussi à comprendre comment des start-up sont nées dans les locaux de cette université. » Fadi l’a non seulement compris, mais a collaboré avec un athlète, un ingénieur, un économiste, tous étudiants comme lui, pour fonder BridgeAthletic. Actuellement, des équipes de la NBA, de football américain et bien d’autres font appel au service de cette plateforme de plus en plus connue sur le plan national et international.

L’expérience positive de Fadi n’est pas unique. Nadine Hussami, doctorante en ingénierie électrique, a pu voler de ses propres ailes aux États-Unis. Elle est aujourd’hui reconnue par ses pairs pour sa réussite tout autant sur le plan académique que professionnel dans le domaine de la programmation informatique et le développement de logiciel en génétique. Selon elle, Stanford offre de nombreux avantages : « Que ce soit les contacts, les connexions ou les réseaux importants. On a également la possibilité de collaborer avec divers départements et on bénéficie d’une flexibilité sans précédent. »
Son point de vue est partagé par Sarah Fakhreddine, actuellement doctorante en sciences environnementales. La jeune étudiante s’est intéressée longuement à la sécheresse en Californie et a décidé d’en faire sa spécialisation. « À Stanford, on bénéficie d’un soutien fort de la part des professeurs qui nous encouragent à mieux nous focaliser sur les projets qui nous attirent. Ils nous offrent leurs ressources, leur aide et leur temps constamment. » Diplômée également de l’Université du Texas à Austin, elle aurait pu opter pour une faculté différente, mais lorsqu’elle s’y est rendue, le campus (deuxième plus large au monde) l’a laissée presque sans voix. Comment ne pas avoir le souffle coupé devant une telle ambiance. « Je me suis sentie à l’aise et à ma place. J’ai eu une certitude. Celle d’avoir fait un excellent choix. » Travaillant sur la qualité et le traitement de l’eau, Sarah estime que le Liban est évidemment un excellent champ d’étude pour son sujet.

Alors, pour cette jeune doctorante, « un séjour académique au Liban » serait plus que bienvenu.
L’intérêt fort porté par chacun pour sa discipline est le point fort de ces interviewés. C’est particulièrement vrai pour Jad Nehmé. Après un parcours parisien couronné de succès chez Renault-Nissan, celui qui a obtenu son master en ingénierie mécanique de Stanford en 2011 évolue aujourd’hui professionnellement dans un contexte très différent à Smyrna dans le Tennessee en tant qu’ingénieur auprès de l’usine de Nissan. Comparer les deux cadres est presque impossible. Mais Jad, diplômé aussi de Centrale Paris, est tout autant à l’aise aux États-Unis qu’au sein de la capitale française. Sa passion pour le monde de la production et de la conception automobile n’a donc connu aucune barrière linguistique, culturelle ou sociale. Stanford, qui a renforcé son esprit d’adaptation et d’insertion, a eu un impact incontestable sur son parcours. « J’ai appris tant de choses qu’il m’est difficile de les résumer. La gestion du temps d’une manière optimale, l’autonomie, l’organisation… Cela me sert tous les jours dans mon travail. J’ai aussi appris à mieux encadrer une équipe et à prendre diverses initiatives. » Avec une forte confiance en l’avenir et des yeux rêveurs, Jad n’a pas fini de tirer le meilleur de cette expérience universitaire.

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