CAMPUS : Le Ceuln de l’USJ inaugure l’espace culturel Saba Zreik

 

Dr Saba Zreik, le Pr Salim Daccache, recteur de l’USJ, et Dr Fadia el-Alam Gemayel, directrice du Ceuln
LANGUE ARABE
29/04/2017

2 000 ouvrages arabophones, de langue, littérature, histoire, philosophie, sont venus enrichir la bibliothèque du Centre d’études universitaires du Liban-Nord de l’USJ (Ceuln). Le fonds, offert par le Dr Saba Zreik, avocat et grand arabophile, provient au départ de la bibliothèque personnelle de son grand-père et homonyme, Saba Zreik, grand poète et homme de lettres. Cet important fonds comprend des éditions prestigieuses d’ouvrages écrits ou traduits en arabe. Il est mis à la disposition du public, des étudiants et des chercheurs dans un espace qui porte le nom du poète. « Cet espace est destiné à transmettre aux jeunes la passion du Dr Zreik pour la langue arabe », indique la directrice du Ceuln, Fadia Alam Gemayel. Et d’ajouter : –  La création d’un tel espace nous aidera à redonner à la langue arabe son éclat, son importance, sa valeur et sa place dans notre éducation, ainsi qu’à attirer les jeunes chercheurs et à animer des débats et des rencontres culturels

Promouvoir la langue arabe
Le généreux donateur confie : « Il y a trois ans, avec l’ambition d’immortaliser le souvenir du poète de la fayha’, Saba Zreik, j’ai fondé, à Tripoli avec une antenne à Beyrouth, une association culturelle à but non lucratif pour promouvoir la langue arabe de différentes manières telles que la création de fonds documentaires, de bibliothèques, la donation de livres, ou l’organisation de manifestations et d’évènements culturels portant sur la langue arabe. » Étant lui-même un ancien de la faculté de droit de l’USJ, et en sa qualité d’arabophile, le Dr Zreik confie avoir souhaité partager son goût pour la langue arabe avec les universitaires du Nord. Étonné d’apprendre qu’il n’y avait pas de département de lettres arabes sur le campus du Nord, le Dr Zreik raconte avoir voulu remédier à ce manque. « L’arabe est la langue qui environne les étudiants, et pourtant ils ne la fréquentent pas assez au cours de leurs études. C’est ainsi que j’ai proposé à la docteure Fadia Gemayel d’équiper gratuitement le Ceuln d’une bibliothèque de livres arabes afin qu’il vibre non seulement au rythme de la langue française mais aussi au rythme de la langue arabe », poursuit-il avant d’ajouter : –  Il faut que les étudiants aient la chance de nourrir un goût particulier pour leur langue maternelle. Heureusement, ma proposition a été adoptée avec enthousiasme par le recteur de l’université qui a accepté de dédier à la langue arabe une salle regroupant un fonds riche et varié

Les étudiants s’en réjouissent
« Nous savons tous que les études de lettres demandent une vaste culture constamment alimentée par des lectures diverses. Être une étudiante de lettres françaises requiert un bagage littéraire d’ouvrages non seulement français, mais aussi orientaux. Le fonds documentaire offert par le Dr Zreik va m’aider à pousser mes lectures plus loin… » affirme Nadine Bakkar, étudiante en deuxième année de lettres françaises. Sur le même registre, sa collègue Ranine Hammoud souligne l’importance de l’arabe en tant que langue maternelle et « mémoire collective des Libanais ». « Il faut bien savoir que même si nous étions bilingues, trilingues ou même polyglottes, l’arabe reste pour nous une priorité et représente un moyen de communication unificateur », estime la jeune étudiante en lettres françaises qui se dit curieuse de découvrir comment les thèmes abordés dans les ouvrages français qu’elle lit sont traités dans la littérature arabophone.

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