CAMPUS : Daraj el-Yassouiyeh, au rythme de la musique orientale

 


Photo souvenir. De gauche à droite : Waad Melhem Barakat, Élias Lattouf, étudiant en médecine à l’USJ, le Pr Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine de l’USJ, Claude Akel, nièce de la diva libanaise Sabah, Gloria Abdo, responsable du service de la vie étudiante à l’USJ, et Jean-Paul Farhat, volontaire dans le comité d’organisation de Daraj el-Yassouiyeh
ÉVÉNEMENTPour sa 6e édition, le festival de l’USJ a rendu hommage aux géants de la chanson libanaise

10/06/2017Les chansons de Feyrouz, Sabah, Melhem Barakat, Zaki Nassif, Ziad Rahbani, Julia et Ziad Boutros ont résonné au campus de l’innovation et du sport (CIS) de l’USJ, le 24 mai dernier. Cette soirée orientale, intitulée Khedni Aala Bladi, était animée par des choristes, tous étudiants à l’USJ, accompagnés par un orchestre formé de jeunes musiciens professionnels, et cela dans une ambiance didactique. Alors que les musiciens et les choristes charmaient le public, des vidéos présentant des aperçus bibliographiques sur chacun de ces grands artistes ont été diffusées en arrière-plan. Le concert, ouvert au grand public, a attiré de nombreux spectateurs, parmi lesquels se trouvait le Pr Roland Tomb, doyen de la faculté de médecine à l’USJ, mais également Claude Akel, nièce de Sabah, et Waad Barakat, fils de Melhem Barakat, invités par le service de la vie étudiante de l’USJ. D’ailleurs des trophées ont été distribués à Mme Akel et à M. Barakat pour honorer le parcours de la Chahroura et du maestro, deux monuments de la chanson libanaise

« Daraj el-Yassouiyeh est une rencontre culturelle annuelle qui célèbre l’art, la culture et la musique », soulignait Gloria Abdo, responsable du service de la vie étudiante à l’USJ, avant d’ajouter : « Ce festival, dont le but est de développer les talents des étudiants de l’USJ, leur donne l’occasion d’exprimer leurs dons artistiques à travers les différentes activités organisées. » Parmi ces manifestations figuraient « les jeux intra-universitaires, le Talent Show des écoles et le Talent Show de l’USJ » qui comprend plusieurs catégories, notamment « le chant, la danse, la musique, la peinture, l’écriture et la photographie ». Et de préciser :  –  Ce qui caractérise la 6e édition de Daraj el-Yassouiyeh est l’organisation de cette soirée purement orientale, dont l’idée a été proposée par Élias Lattouf, étudiant en médecine à l’USJ

Promouvoir la musique orientale
Une miniversion de ce concert a été tenue l’année dernière à l’amphithéâtre Pierre Abou Khater au campus des sciences humaines, également suite à la proposition d’Élias. Le succès qu’elle a rencontrée a poussé le jeune étudiant, qui est lui-même pianiste et compositeur, à proposer au service de la vie étudiante de l’USJ de l’intégrer comme l’un des événements phares de ce festival. « Je voulais, à travers l’organisation d’une telle soirée, promouvoir la vraie musique orientale auprès des étudiants de l’USJ, puisque être francophone ne veut pas dire délaisser cette musique », estime le jeune musicien qui a reçu un trophée pour son dévouement dans l’organisation de ce concert
Une équipe de vingt étudiants bénévoles a aidé Élias dans la préparation de cette soirée. « Après avoir réparti les tâches entre les différents comités que nous avons préalablement formés, nous avons identifié et recruté sur chacun des cinq campus de l’USJ à Beyrouth les étudiants capables d’animer ce concert », explique Rhéa Maria Jarjoura, étudiante en sciences économiques et membre de l’équipe organisatrice. Des répétitions intensives ont suivi le recrutement pour bien se préparer pour le jour J
Jonathan Tohmé fait aussi partie de l’équipe organisatrice. « Ayant vécu en France, je ne suis pas familier avec ces chanteurs. Lorsque j’entends mes amis parler d’eux, je me sens écarté. La participation à l’organisation de cet événement m’a donné l’opportunité de les découvrir », déclare, enthousiaste, l’étudiant en médecine
La soirée « qui vise à renforcer l’esprit de citoyenneté chez les étudiants », comme le précise Mlle Abdo, a été appréciée par Claude Akel. « La Chahroura Sabah me disait “Si tu n’aimes pas ton pays, tu ne pourras jamais rien réussir dans ta vie”. Cette initiative entreprise par ces jeunes universitaires montre qu’ils apprécient leur patrimoine culturel et artistique et qu’ils aiment leur pays. Un état esprit qui garantira l’avenir du pays du Cèdre

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