CAMPUS : Ces étudiant(e)s qui ont choisi le chinois…

DÉCOUVERTEDe plus en plus de jeunes Libanais sont attirés par la culture et la langue chinoises. À l’USJ, trois étudiants, Rayane Hatahet, Élie Zogheib et Rochane Sabbah, tous inscrits au centre Confucius, racontent leur engouement pour le mandarin.

10/03/2017

Apprendre le chinois dans une salle de classe, c’est bon. Mais s’envoler vers la Chine et découvrir le vrai visage de ce pays fascinant est encore meilleur. Rayane, Élie et Rochane en sont convaincus.
« Apprendre une nouvelle langue est une chose et la pratiquer dans le pays concerné en est une autre. On retient plus facilement quand on est entouré de gens qui la pratiquent quotidiennement », confirme Rayane Hatahet, étudiante en troisième année de sociologie et anthropologie qui, entre autres activités organisées par le centre Confucius, a passé deux semaines dans un camp d’été en Chine en 2014. Élie Zogheib acquiesce. Le jeune étudiant en deuxième année de traduction à l’École de traducteurs et d’interprètes de Beyrouth (ETIB) a vécu, avec 17 autres participants du Liban, 8 jours l’année passée à Shenyang, capitale de la province chinoise Liaoning, et 4 à Pékin. Il confie que ce qui l’a motivé à effectuer ce voyage est « l’apport du centre Confucius dans l’organisation » du voyage : du logement aux activités touristiques, telles que les visites guidées d’intéressants sites. « Un tel voyage n’est pas facile à organiser à titre individuel, estime-t-il. Mais c’était une très bonne expérience et je planifie d’y retourner. »
Quant à Rochane Sabbah, jeune mastérante en interprétation de conférences, elle a été en Chine en 2014 comme bénévole avec l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC), la plus grande organisation estudiantine au monde, ouverte à tous les étudiants souhaitant développer leur potentiel de leadership, pour enseigner la langue anglaise à des enfants chinois tout en représentant la culture libanaise. En compagnie d’autres bénévoles internationaux en provenance de différents pays tels que l’Italie et la Russie, chargés de la même mission, elle a tissé des liens avec de petits Chinois et a découvert ce grand pays asiatique. « La première étape à suivre pour connaître la culture d’un pays est d’apprendre sa langue. Si j’ai voulu apprendre le chinois, c’est que j’étais très attirée par la culture chinoise qui est totalement nouvelle pour moi », indique-t-elle.

« Nous sommes toujours en contact »
Selon Élie, le chinois est une langue originale, sans aucun rapport avec le latin, et « c’est ce qui fait son charme ». Sa curiosité d’apprendre du totalement nouveau a poussé le jeune homme à opter pour cette langue et à vouloir « observer de plus près » la Chine. « La langue chinoise pousse à vouloir la connaître davantage. Une fois qu’on s’y investit, on ne peut plus se contenter du minimum », estime-t-il. Et d’expliquer l’écriture chinoise : « Il s’agit de tracer des pictogrammes basés sur des images : par exemple, le feu se trace maintenant avec des traits, mais on peut toujours y voir une image de feu, ne serait-ce que symbolique. » Pour le jeune étudiant, les Chinois sont un peuple simple, humble et travailleur.
Les deux autres jeunes sinophiles racontent, elles aussi, avoir été charmées par la générosité et la chaleur du peuple chinois. Rochane, qui a vécu lors de son séjour en Chine chez une famille chinoise, confie : « On dînait toujours ensemble. Le modèle de la famille chinoise, où les parents s’entraident, avec le père qui fait la vaisselle et la mère qui prépare le dîner, m’a marquée. La famille a été très hospitalière et nous sommes toujours en contact. »
Rochane et Rayane racontent également que les Chinois, surpris de rencontrer des étrangers dans leur pays, leur demandaient de prendre des photos avec elles. Rayane, qui qualifie son voyage en Chine de « très bonne expérience à refaire », souligne l’existence de « points communs » entre la culture chinoise et celle libanaise. « Il est faux de penser que la culture chinoise est totalement étrangère à la nôtre. Nous partageons entre autres le respect et l’attachement à la famille. La langue chinoise est d’une extrême importance aujourd’hui, notamment dans les pays arabes, ainsi que dans d’autres dans le monde, qui ont des liens commerciaux avec la Chine, une puissance économique mondiale », conclut-elle.

اضف رد

لن يتم نشر البريد الإلكتروني . الحقول المطلوبة مشار لها بـ *

*