Blanchiment d’argent : un homme s’étant affiché comme proche du Hezbollah plaide coupable aux USA

Photo d’archives Reuters.
ETATS-UNISJoseph Asmar a été piégé par des agents de la DEA se faisant passer pour des trafiquants de drogue.

OLJ/Reuters
27/05/2017

 

Un Libanais accusé d’avoir tenté d’utiliser ce qu’il présentait comme des liens avec le Hezbollah pour blanchir de l’argent lié au trafic de drogue, a plaidé coupable, vendredi devant un tribunal fédéral de Brooklyn, à New York, rapporte l’agence Reuters

Joseph Asmar, 43 ans, originaire de Beyrouth, avait été arrêté à Paris en octobre 2015 pour blanchiment d’argent et avait été extradé aux États-Unis 14 mois plus tard

C’est à l’issue d’une opération de longue haleine que des poursuites ont été engagées contre M. Asmar, précise Reuters. Pendant deux années, M. Asmar, accompagné d’une femme d’affaires libanaise prénommée Iman Kobeissi, a eu des rencontres avec un agent de l’administration des services antidrogue des États-Unis se faisant passer pour un trafiquant

Selon les procureurs, M. Asmar prétendait être un avocat et se vantait d’avoir des relations avec des banques européennes et du Moyen-Orient qui lui permettaient de blanchir de l’argent. Il avait également affirmé qu’il pourrait utiliser ses connexions avec le Hezbollah pour sécuriser des cargaisons de drogue

Les agents sous couverture lui ont alors donné 400.000 dollars, présentant cet argent comme issu d’une opération de trafic de drogue. M. Asmar et ses alliés ont blanchi cet argent en échange d’une commission

M. Asmar risque 20 ans de prison. La date de l’annonce du verdict n’a pas été fixée. “Joseph Asmar a assumé la responsabilité de ses actions et est impatient de reprendre le cours de sa vie. Sa famille lui manque plus que tout et il prie afin de pouvoir retrouver ses proches bientôt”, a écrit un avocat de M.Asmar, Aaron Altman, dans un email

Le Hezbollah, allié de l’Iran -grand rival régional de Riyad-, est classé comme “organisation terroriste” par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Depuis plusieurs semaines, des responsables politiques et financiers expriment leur inquiétude au sujet de sanctions américaines contre les personnes ou institutions liées au parti chiite. Selon plusieurs sources concordantes, le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ed Royce, travaille sur une proposition de loi intitulée Hezbollah International Financing Prevention Amendments Act of 2017 (Hifpa 2017) qui pourrait être présentée au Congrès américain dans les semaines qui viennent

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