Balfour : dans les coulisses de l’histoire

 


Arthur Balfour (4e à partir de la droite) et Chaïm Weizmann (au centre), en visite à Tel-Aviv en 1925. Photo AFP
RÉCITUne lettre, une promesse, 67 mots, et une signature griffonnée en bas de page ont semé la discorde en posant les jalons du futur État israélien.

02/11/2017
Londres, Foreign Office. Une lettre, une promesse, 67 mots, et une signature griffonnée en bas de page : Arthur James Balfour. C’est la genèse, en ce 2 novembre 1917, du « rêve sioniste » porté par le peuple juif, et avec lui du futur État d’Israël.

Balfour, c’est le nom d’un homme, bien sûr, et derrière lui, une puissance coloniale largement dominante sur la scène mondiale. Ministre britannique des Affaires étrangères, chef du Parti conservateur, Arthur Balfour s’adresse ce jour-là à lord Lionel Walter Rothschild « de la part du gouvernement de Sa Majesté », attestant publiquement le banquier et financier du mouvement sioniste du soutien de la Grande-Bretagne au fameux projet sioniste. « Le gouvernement de Sa Majesté (…) envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif », écrit alors lord Balfour, dans une lettre où les Arabes de Palestine ne sont mentionnés que par la négative, comme « les collectivités non juives ». « Ainsi, une nation promet solennellement à une seconde le territoire d’une troisième », dira avec humour le journaliste sioniste Arthur Koestler.

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