Au moins 20 milliards de dollars auraient été sortis de Russie entre 2010 et 2014 dans le cadre d’une vaste opération criminelle dénommée « la blanchisseuse mondiale. » Ben Stansall/AFP FINANCE OLJ22/03/2017

Au moins 20 milliards de dollars auraient été sortis de Russie entre 2010 et 2014 dans le cadre d’une vaste opération criminelle dénommée « la blanchisseuse mondiale. » Ben Stansall/AFP

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22/03/2017

Plusieurs banques britanniques auraient recyclé quelque 740 millions de dollars d’argent russe blanchi dans le cadre d’une escroquerie de plusieurs milliards de dollars, a rapporté le quotidien britannique The Guardian lundi soir.
Selon des documents obtenus par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project, au moins 20 milliards de dollars ont été sortis de Russie entre 2010 et 2014 dans le cadre d’une vaste opération criminelle dénommée : la blanchisseuse mondiale

D’après ce consortium formé de plusieurs médias internationaux, cette opération impliquait plus de 500 personnes, dont des oligarques et des criminels russes ayant des liens avec le service de renseignements FSB. Au cours de cette période, de grandes banques britanniques dont HSBC, Royal Bank of Scotland (RBS), Barclays et Coutts auraient traité plus de 1 900 transactions – sur 70 000 – d’une valeur de 740 millions de dollars. Quelque 373 autres opérations ont eu lieu par le biais de banques américaines pour un montant global de 63 millions de dollars.

 Identifier les activités suspectes 
« Barclays se conforme à toutes les lois et règlements dans toutes les juridictions où elle est présente et possède des systèmes et des mécanismes de contrôle pour atténuer le risque d’utilisation de la banque pour des délits financiers », a réagi un porte-parole de la banque
HSBC a répondu à ces allégations en soulignant que « la banque a des systèmes et des procédures pour identifier les activités suspectes et les signaler aux autorités gouvernementales compétentes. » « Ce cas souligne la nécessité d’un plus grand partage d’informations entre le secteur public et le secteur privé, chaque secteur détenant des informations que l’autre n’a pas », a-t-elle ajouté
La banque RBS a affirmé pour sa part  :  être engagée à combattre les délits financiers et le blanchiment d’argent conformément à nos règlements et à mettre en place des mécanismes de contrôle et des garde-fous pour identifier, évaluer, surveiller et éviter ces risques
Toutes les grandes banques britanniques seront interrogées afin de savoir pourquoi elles n’ont pas alerté sur les transferts d’argent suspects, mais elles n’ont traité que de l’argent déjà blanchi, selon The Guardian.
De son côté, interrogée par l’AFP, l’Agence nationale contre le crime (NCA) a indiqué qu’elle allait évaluer les informations fournies par les médias afin de savoir si elles permettent « de faire progresser une enquête. » La NCA rappelle qu’enquêter sur de telles affaires est « complexe » puisqu’il est particulièrement difficile de remonter à la source du blanchiment
L’agence note enfin que, dans ce scandale révélé par la presse, les informations montrent que s’il implique des entreprises établies au Royaume-Uni, les comptes en banque sont, eux, détenus dans des juridictions hors du pays, ce qui signifie que l’argent n’a normalement pas circulé dans le système financier britannique
(Source : AFP)

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